Le festival ERA: ORA à Coti-Chiavari contraint à l'annulation

© Era:Ora
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A deux heures à peine du début des concerts, un arrêté de la préfecture interdit la tenue du festival de musiques electro qui devait se dérouler dans l'ancien pénitentier de Coti-Chiavari. Du côté des organisateurs, c'est la panique...

Par Sébastien Bonifay

Les festivaliers commencent à affluer vers le site, et les artistes, venus de Berlin ou Barcelone, viennent d'arriver à l'aéroport d'Ajaccio. 

Les premiers concerts devraient débuter vers 14 heures, avec Droï. 

Mais pour l'instant, les artistes restent dans le terminal de l'aéroport, envisageant déjà un billet retour anticipé. 
Et les festivaliers, eux, patientent derrière des véhicules de gendarmes qui bloquent l'accès. 

Certains ont déjà rebroussé chemin, ou ont essayé de passer par la plage, mais là aussi, l'accès est interdit. 

Ce qui les dérange c'est que ce soit un festival electro

Les seuls à être sur le site, au pénitentier de Coti-Chiavari, qui devait accueillir le festival et les campeurs, ce sont les organisateurs. 
Et les forces de l'ordre.
 
Les organisateurs en pleine discussion avec les gendarmes sur le site / © Era:Ora
Les organisateurs en pleine discussion avec les gendarmes sur le site / © Era:Ora


Dépités, ils contemplent l'arrêté de la préfecture qu'un adjudant de la gendarmerie vient de leur porter. "On a l'autorisation de la mairie, tout semblait parfait, et puis la semaine dernière les services de la préfecture se sont greffés sur le dossier, et apparemment ils ont décidé qu'on ne pouvait pas faire le festival, que c'était dangereux pour les festivaliers...C'est un site privé, pourtant. Je pense que ce qui les gêne, essentiellement, c'est que ce soit un festival electro, avec ce que ça comporte d'idées préconçues, sur la drogue et les boissons..."

C'est plus de 90.000 euros de pertes, l'annulation

 

Le festival devait accueillir entre 300 et 400 festivaliers par jour, tout était prêt. 
L'association Muselek, qui est derrière le projet, doit gérer dans l'urgence, même si la nouvelle les a un peu sonnés. Pour dominique Giovannangeli, c'est impossible de maintenir le festival, même s'ils ont tenté de négocier jusqu'au bout. "On n'a pas d'assurance, on est une simple association, c'est la société Prestaccor qui nous soutenait, ils vont morfler...On est au-delà de la déception, là. Plus de 90.000 euros ont été injectés dans Era : Ora."

 

Festival Era : Ora



De son côté, la préfecture soutient que les conditions de sécurité n'étaient pas réunies pour la tenue de l'évènement . Dans un communiqué, elle souligne une "dangerosité et des imprécisions dans les mesures d'organisation."

 


 

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