Finances du "Petit Bar" : la demande de libération de l'homme d'affaires Antony Perrino rejetée par la justice

Le chef d'enteprise a été mis en examen le 16 janvier dernier dans le cadre le cadre de l'enquête visant les finances occultes de la bande ajaccienne. Le 11 mai dernier, sa demande de libération a été refusée. 

Antony Perrino, chef d'entreprise et président de la fédération de BTP de Corse-du-Sud.
Antony Perrino, chef d'entreprise et président de la fédération de BTP de Corse-du-Sud. © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

Le juge des libertés et de la détention n'a pas été convaincu par les arguments d'Antony Perrino et de son avocat, maître Thierry Marembert, selon les informations de nos confrères de l'Equipe. 

La demande de libération du président de la fédération du BTP de Corse-du-Sud a été rejetée. Antony Perrino est donc maintenu en détention.

Incarcéré depuis le 28 janvier 2021

Celui qui est également l'ancien PDG du quotidien Corse-Matin avait été incarcéré au centre de détention d'Aix-en-Provence le 28 janvier.

Cette incarcération prenait place dans le cadre de l'enquête menée par la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille visant les finances occultes de la bande dite du Petit Bar.

Mis en examen le 16 janvier dernier dans le cadre d'une enquête visant des faits de de blanchiment en bande organisée, abus de biens sociaux et association de malfaiteurs, le magnat de l'immobilier avait alors été laissé libre, mais placé sous un contrôle judiciaire très strict lui interdisant notamment de se rendre en Corse et d'entrer en contact avec ses proches. Selon l'Obs, le chef d'entreprise aurait également versé une caution de 800 000 euros. 

Les investissements du petit Bar dans le viseur

Le parquet, en janvier, avait fait appel de cette décision et réclamait le placement en détention d'Antony Perrino, suspecté d'être impliqué dans des investissements financiers aux côtés de certains hommes présentés comme des membres présumés de la bande du Petit Bar. Au cours d'une seconde audience devant la Chambre de l'instruction, le ministère public avait finalement eu gain de cause.

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