Insultes racistes contre El Idrissy : le joueur de l'AC Ajaccio veut des sanctions exemplaires

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"Sale arabe !" Ce sont les mots qui auraient été adressés à Mounaïm El Idrissy au cours de la rencontre ACA - Rodez par Julien Célestine, le capitaine ruthénois. Mais en l'absence de preuves, la LFP prendra-t-elle des sanctions ?

"J'ai reçu énormément de soutiens de la part du monde du football. Un joueur du Paris FC m'a appelé pour me raconter qu'il avait été traité de sale noir par le même joueur lorsqu'il avait joué à Rodez, au match aller". 

Deux jours après la victoire de l'ACA contre Rodez (2 - 1), Mounaïm El Idrissy ne décolère pas. Pour sa part, c'est de "sale arabe !" qu'il aurait été insulté par Julien Célestine, le capitaine ruthénois, à la 26ème minute de la rencontre. L'attaquant ajaccien de 23 ans, très en colère, s'en est plaint à l'arbitre. Sans conséquences. Après quelques minutes d'interruption, le match reprend, Mathieu Vernice arguant du fait qu'il n'avait rien entendu et n'avait aucune preuve des insultes. 

Au coup de sifflet final, Mounaïm El Idrissy s'en ouvre sur les réseaux sociaux. 

"J'espère de tout cœur que des sanctions seront appliquées. Cela ne doit plus exister !" écrit-il sur Twitter samedi soir, sans pour autant citer de nom. 

Récidiviste ?

Les réseaux sociaux, eux, s'en sont chargé. Très vite, les attaques ciblant Julien Célestine pleuvent sur Twitter et Facebook, et pas seulement venues de Corse. Les supporters dénoncent un joueur qui "n'en serait pas à son coup d'essai". 

Alors, sans surprise, dimanche soir, le capitaine du Rodez-Aveyron-Football, soutenu par son entraîneur et son club, a réagi sur son compte Instagram. "Je suis profondément choqué par les propos que l'on m'attribue et démens avec fermeté les avoir tenus" écrit-il. Il demande qu'on le "juge sur [sa] valeur sur le terrain et non sur des mots qui n'ont jamais été prononcés". 

Pas de preuves

Mounaïm El Idrissy, se son côté, espère des "sanctions exemplaires" contre le joueur qui l'aurait insulté, mais il sait qu'il devra faire sans preuves irréfutables. "Les micros des caméras étaient peut-être trop loin, mais surtout, quand j'ai demandé à son coéquipier, qui était à côté lors de l'altercation, s'il avait entendu quelque chose ou pas, il a baissé la tête et est parti comme si de rien n'était...".

La commission de discipline de la Ligue va se réunir cette semaine, après le rapport des délégués qui a mentionné les déclarations de Mounaïm, et devrait entendre les deux joueurs en visio-conférence. "Ce sera parole contre parole", regrette l'attaquant ajaccien. 

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