Un “repenti” met en cause un membre du Petit Bar dans l'assassinat d'Antoine Nivaggioni

Pour la première fois le statut de repenti à la française mis en place en mars 2014, est utlisé. Des fuites dans la presse, dans le journal Le Monde, permettent de savoir qu'un homme mis en examen en juin 2014 dans l'affaire de l'assassinat d'Antoine Nivaggioni met en cause la bande du "Petit bar". 

Par Michèle Mignot

Pour la première fois le statut de repenti à la française mis en place en mars 2014, est utlisé. Des fuites dans la presse permettent de savoir qu'un homme mis en examen en juin 2014 dans l'affaire de l'assassinat d'Antoine Nivaggioni met en cause Jacques Santoni considéré comme le chef de la bande dite du "Petit Bar", dans quatre assassinats et une tentative d'assassinat. (2010-2012)

Les aveux de Patrick Giovanonni, "petite main" de la bande du "Petit Bar" vont permettre à la justice d'impliquer directement Jacques Santoni, présenté comme le chef de la bande dans les principaux assassinats ayant secoué l'île.


Les révélations concernent aussi  l'implication de Jacques Santoni dans la tentative de meurtre contre Charles Cervoni en septembre 2012 et l'attentat par bombe dans une poubelle qui avait causé la mort du restaurateur Jean-Pierre Rossi, alors qu'une autre personne était visée. 

Patrick Giovanoni affirme que jacques santoni lui a a confié avoir fait tuer l'avocat puis le Président de la Chambre de Commerce Jacques Nacer, ... il a aussi admis sa responsabilité dans l'attentat à la bombe en avril 2012 et avoir commandité l'assassinat de deux proches d'Alain Orsoni



Patrick Giovanoni est le premier bénéficiaire du programme de protection des témoins permis par le décret de mars 2014. "Ni tueur, ni caid",  lit-on dans le Monde,  cet homme avait  été interpellé en juillet 2014 dans l'affaire de l'assassinat d'Antoine Nivaggioni. Il avait reconnu alors avoir loué une voiture à la demande de Jacques Santoni et l'avoir garée devant l'immeuble jusqu'au matin de l'assassinat.

Après sa mise en examen par la JIRS (Juridiction Inter régionale Spécialisée) pour complicité de moyens il a donc choisi de collaborer avec la justice. Toutes ces confessions restent maintenant à prouver. 

Les avocats de Jacques Santoni, le plus lourdement mis en cause dans l'article, n'ont pas voulu répondre à nos appels. Jacques Santoni est actuellement mis en examen dans les dossiers des assassinats d'Antoine Nivagionni et d'Antoine Sollacaro  sous contrôle judiciaire, assigné à résidence.

Le récit de Florence Antomarchi :
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