Corse : les PME demandent au préfet d'alléger certaines contraintes sanitaires et de ne pas reconfiner la région

Dans un courrier adressé au préfet de Corse Pascal Lelarge, la confédération des petites et moyennes entreprises de Corse (CPME) demande aux autorités d’alléger certaines contraintes sanitaires et de ne pas reconfiner pour sauver l'économie corse.

La CPME demande au préfet d'alléger certaines contraintes sanitaires, comme la fermeture des commerces à 18 heures avec le couvre-feu.
La CPME demande au préfet d'alléger certaines contraintes sanitaires, comme la fermeture des commerces à 18 heures avec le couvre-feu. © Frantz Bouton/MaxPPP

Sauver l’économie corse et donner de l'air aux PME. Voilà, en substance, l’objet du courrier adressé lundi au préfet de Corse par la confédération des petites et moyennes entreprises de Corse (CPME), qui demande à Pascal Lelarge de ne pas reconfiner l’île, alors qu'un reconfinement menace le pays, et d’adapter les mesures à la région et à sa situation sanitaire. 

"On craint d’être reconfiné comme le reste de l’hexagone, et on dit : essayez de ne pas nous confiner pour rien", explique Philippe Pasqualini, vice-président régional de la CPME, qui dénonce une "injustice et veut un traitement adapté à notre situation sanitaire".

Demande d'ouverture des remontées mécaniques pour les trois stations de Corse afin de "permettre aux stations de vivre un peu"

En l’état, la Corse semble effectivement moins touchée par le Covid-19 que d'autres régions. Le taux d’incidence – c'est à dire le nombre de cas enregistrés sur les sept derniers jours rapporté à 100.000 habitants – y est presque deux fois inférieur à la moyenne nationale (117,8 contre 211,4 cas pour 100 000 habitants), mais l'ARS s'inquiète d'une hausse continue des contaminations.

Quelques pistes ont été soumises au préfet : allégement des contraintes sur les loisirs en plein air ou ceux relatifs aux horaires d’ouverture des commerces, service de repas aux clients dans les hôtels et surtout ouverture des remontées mécaniques pour les trois stations de Corse afin de "permettre aux stations de vivre un peu".

Sauver une partie du peu d'économie qui nous reste."

Confédération des petites et moyennes entreprises de Corse

Un traitement de faveur de la région paraît pourtant illusoire. Et au-delà des quelques demandes sur les contraintes sanitaires, le courrier de la CPME ressemble à un cri d'alarme. Il s'inquiète d'une crise sanitaire qui dure, et éprouve toute une économie.

"Il est apparu que la Corse présente en effet la particularité d'être affectée plus que les autres régions sur le plan économique", souligne la CPME, inquiète de la "médiocre saison touristique", du chômage en hausse et d'un recours plus important aux prestations sociales. Ces inquiétudes doivent bientôt faire l'objet de réunions avec le préfet de Corse Pascal Lelarge, pour espèrer "sauver une partie du peu d'économie qui nous reste" espère la CPME.

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