Corse : mobilisation en baisse contre la réforme des retraites

Une nouvelle mobilisation avait lieu ce mercredi 29 janvier à Bastia, à l'appel de la CGT et de la FSU. / © Christian Giugliano / Francetv
Une nouvelle mobilisation avait lieu ce mercredi 29 janvier à Bastia, à l'appel de la CGT et de la FSU. / © Christian Giugliano / Francetv

Le mouvement contre le projet de réforme des retraites se tarit, en Corse comme partout en France. Une nouvelle mobilisation nationale a eu lieu ce mercredi, alors que les deux projets de loi sont étudiés à l'Assemblée nationale.
 

Par P.S. avec AFP

Le mouvement contre la réforme des retraites se poursuit en Corse mais il perd de l'ampleur. Ce mercredi matin à Bastia, pour la huitième journée nationale de mobilisation interprofessionnelle, environ 80 personnes se sont rassemblées à Bastia à l'appel de la CGT et de la FSU. Devant la Chambre de Commerces et d'Industrie de la Haute-Corse, les représentants des salariés ont demandé au gouvernement de faire participer davantage les entreprises aux cotisations retraites.
Catherine Séchet, Membre de la commission exécutive nationale CGT Agri
Intervenants - Catherine Séchet, Membre de la commission exécutive nationale CGT Agri Equipe - Anne-Marie Leccia // Christian Giugliano

A Ajaccio, l'audience solennelle de rentrée a été marquée par une nouvelle action des avocats contre le projet de réforme des retraites.
Julia Tiberi, Bâtonnière du Barreau d'Ajaccio
Intervenants - Julia Tiberi, Bâtonnière du Barreau d'Ajaccio Equipe - Marie-Françoise Stefani // Jacques-Paul Stefani

Dans son discours, la bâtonnière du barreau d'Ajaccio, Julia Tiberi, est revenue sur les conséquences du texte actuel pour leur profession. De façon symbolique, les avocats ont retiré leur robe puis quitté l'audience.
L'audience solennelle de rentrée perturbée par la mobilisation des avocats

Des manifestations se sont tenues un peu partout en France, réunissant moins de monde que les journées précédentes, notamment celle de vendredi (249.000 selon le ministère de l'Intérieur, 1,3 million pour la CGT).

Les grèves s'essoufflent, voire s'arrêtent, y compris dans les transports, fers de lance du mouvement. Le trafic RATP et SNCF était ainsi annoncé "quasi normal" mercredi, même si à Nice et Antibes, les transports publics étaient paralysés. Les chemins de fer de la Corse n'ont pas annoncé d'action ce mercredi.
 

Des ports toujours en grève

Restent également les ports et docks, qui ont appelé à une grève de 24 heures. Et dans le secteur des déchets, la CGT Énergie a reconduit jusqu'au 3 février l'arrêt des trois usines d'incinération parisiennes décidé jeudi dernier, compliquant la gestion quotidienne de 6.000 tonnes d'ordures.

L'intersyndicale se réunit mercredi soir pour décider de la suite du mouvement, mais des actions sont déjà prévues jeudi et vendredi.
 

Des actions prévues dans la semaine

Cette nouvelle mobilisation intervient alors que les deux projets de loi, l'un organique, l'autre ordinaire, ont démarré leur parcours à l'Assemblée nationale après leur adoption vendredi en Conseil des ministres. Les discussions dans l'Hémicycle doivent démarrer le 17 février.

Les opposants au texte, ainsi que les oppositions politiques, ont été ragaillardis par la publication d'un avis particulièrement critique du Conseil d'État, qui a regretté ne pas avoir eu le temps de "garantir au mieux la sécurité juridique" du projet de réforme, critiqué le recours à 29 ordonnances qui font "perdre la visibilité d'ensemble", et pointé des projections financières "lacunaires".

Édouard Philippe a défendu mardi à l'Assemblée la réforme et son étude d'impact, "très complète". "Je n'ai jamais pensé que cette réforme serait simple car le sujet est effectivement compliqué", a reconnu le Premier ministre.

Les parlementaires de l'opposition montent eux aussi au créneau. Les députés insoumis, communistes et socialistes ont annoncé mercredi être prêts à déposer une motion de censure commune contre le gouvernement pour son projet de réforme.

 

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