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Corse : n’est pas guide de montagne qui veut 

© Marion Fiamma/FTVIASTELLA
© Marion Fiamma/FTVIASTELLA

En montagne, les activités sont nombreuses : randonnées, canyoning, accrobranche... Elles nécessitent des formations complètes et exigeantes. Suivi d’une de ces sessions d’apprentissage dans le Niolu. 

Par France 3 Corse ViaStella

« Vous entendez le bruit ? Ca fait ‘Pouf’, ça veut dire que c’est déjà en partie désagrégé », indique un homme à un petit groupe en tapant sur une roche. Ce jour-là, dans le Niolu, c’est cours de géologie. Le groupe est composé de stagiaires qui préparent le concours d’entrée au diplôme d’accompagnateur de moyenne montagne. 

C’est l’une des trois formations proposées par la ligue corse montagne escalade. « Ce sont des examens très techniques, même quand on a participé à une formation. Il y a une sélection drastique », explique Paul-André Acquaviva, président de l’AS Niolu Calacuccia. 

En plus des accompagnateurs en moyenne montagne, l’homme chapote des préparations aux formations de guide de haute montagne et de canyoning. « Sur 200 ou 300 personnes qui vont se présenter au guide, l’école nationale de ski et d’alpinisme n’en retiendra que 50. Il en est de même pour le canyoning. Nous y présentons 12 personnes, mais seulement 12 personnes seront retenues au niveau national, c’est vous dire le niveau », poursuit-il. 
 

Formation gratuite


Mais il en faut plus pour décourager Jérémie Leboeuf, un des stagiaires. Il est un passionné de montagne en reconversion professionnelle. « Je pense qu’il y a de nombreuses ouvertures qui sont en train de se créer dans la montagne corse. Je n’ai pas de projet spécifique, mais il y a de l’emploi et il y a des demandes », explique-t-il. 

 
Corse : n’est pas guide de montagne qui veut 
Equipe - Maia Graziani ; Marion Fiamma


Ces formations sont financées par la collectivité de Corse à hauteur de 50 000 euros pour les guides de haute montagne, 38 000 euros pour le canyoning et 35 000 euros pour les accompagnateurs de moyenne montagne. Pour les deux premières, les apprentis s’acquittent de droits d’inscription et pour les aspirants accompagnateurs, la formation est gratuite. Ils sont tous demandeurs d’emploi. 
 

« C’est avec ça que l’on peut vivre heureux »


Si tous sont arrivés ici par passion, il faut garder en tête que l’activité reste saisonnière. « C’est le message que j’essaye de transmettre : ‘Ne pensez pas qu’avec un seul diplôme vous allez vous en sortir. Il en faut plusieurs. Il faut du courage, de la persévérance et ce n’est pas avec ça qu’on va devenir riche. Mais c’est avec ça qu’on peut vivre heureux’ », explique Paul-André Acquaviva. 

Accompagnateur de moyenne montagne et escalade, secours en montagne, canyoning et kayak, Paul-André Acquaviva cumule diplômes, brevets et agréments. Autant d’activités qu’il exerce dans le cadre associatif ou privé. Son souhait est que des jeunes prennent la relève. Mais pour le montagnard, il reste beaucoup à faire pour le développement du tourisme dans le rural. 

 

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