Corse : une paillote de l’extrême sud estampillée « mouvance nationaliste » par les services de l’Etat

© FTVIASTELLA
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L'intersyndicale CFDT FO et STC monte au créneau contre l'inspection du travail. En juillet dernier un agent de la direction du travail s'est étonné de découvrir la mention « mouvance nationaliste » dans un dossier concernant le contrôle de paillotes.

Par France 3 Corse ViaStella

« Mouvance nationaliste », c’est avec ce label qu’une paillote a été estampillée par les services de l’État dans le cadre de la campagne de contrôles des paillotes de l’extrême sud de la Corse. Dans un communiqué signé par trois entités : la CFDT, le STC et Force Ouvrière, les syndicats ont vite réagi. 

« Ca a jeté automatiquement l’opprobre sur le contrôle. C’est inadmissible, d’autant plus que les corps d’inspection ne sont pas sous l’autorité préfectorale, mais directement sous autorité ministérielle dans le cadre de la convention internationale du travail », indique Marie-Josée Salvadori, membre de la C.F.D.T. 

 
Corse : Une paillote de l’extrême sud estampillée « mouvance nationaliste » par les services de l’Etat
Intervenants -Marie-Josée Salvadori, C.F.D.T. ; Paul-André Colombani, député de la deuxième circonscription de Corse-du-Sud. Equipe - Jean-André Marchiani ; Stéphane Agostini ; Fabien Bernardini.
 

« C’est complètement discriminatoire » 


Le député de la deuxième circonscription de la Corse-du-Sud, Paul-André Colombani, estime : « Les syndicats qui ne sont pas réputés d’obédience nationaliste reviennent dénoncer ces propos. On est indigné, que l’État fasse son boulot, diligente des contrôles, ça ne se discute pas. Mais que les contrôles soient orientés en fonction de la couleur politique, ou autre chose, c’est complètement discriminatoire et inacceptable ». 

Contacté par téléphone, un paillotiste nationaliste a confié que plusieurs établissements de l’extrême sud appartenant à des militants ont fait l’objet de contrôles au mois de juillet. Pour l’heure difficile à définir avec certitude celle qui était visée par les termes de « mouvance nationaliste ».

Les syndicats cosignataires du communiqué demandent maintenant à rencontrer la directrice régionale de la Direccte, la direction régionale des entreprises de la concurrence, de la consommation du travail et de l’emploi. 


 

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