Med7 en Corse : quatre questions sur le sommet des pays du sud de l’Union européenne

Les chefs d’État de sept pays méditerranéens sont attendus jeudi en Corse à l’occasion du Med7, présidé par Emmanuel Macron. On vous explique en quoi consiste cette alliance. 
Emmanuel Macron va présider le septième Med7 qui se tient en Corse jusqu'au 10 septembre.
Emmanuel Macron va présider le septième Med7 qui se tient en Corse jusqu'au 10 septembre. © Ludovic Marin / AFP
Le septième Med7 se tient en Corse jeudi 10 septembre. Il sera présidé par Emmanuel Macron. Cette alliance informelle réunit sept pays méditerranéens membres de l’Union européenne (France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Malte et Chypre). 
 Le premier Med7 s’est déroulé en septembre 2016. À cette date, les chefs d’État des sept pays concernés s’étaient réunis à Athènes à l’initiative du Premier ministre grec d’alors Alexis Tsipras. 

Ces premières discussions s’étaient déroulées dans un contexte de fracture entre les pays du nord de l’Europe et ceux du sud sur fond de crise économique grecque.
 L’objectif premier de cette alliance est d'assurer une meilleur coordination sur des thématiques communes, comme la politique économique, sociale, migratoire ou encore de défense. 

Selon l'Élysée, ces pays membres "partagent la même volonté d'impulser une nouvelle dynamique de coopération" dans cette région, "notamment sur les enjeux de développement durable et de souveraineté".  

Ils s'accordent aussi sur l'avenir de l'UE. Le groupe des sept veulent une Union européenne plus solidaire, et ont fait front commun en juillet face aux pays dits "frugaux", plutôt du nord, sur le plan de relance européen de 750 milliards d'euros.
 Cette année, le sommet est marqué par de vives tensions en Méditerranée orientale. Les sept pays membres vont tenter d’accorder leur stratégie pour éviter une escalade de la crise opposant la Grèce à la Turquie. 

Il s'agit "de faire progresser le consensus sur la relation de l'UE avec la Turquie, en vue notamment du sommet européen des 24-25 septembre qui y sera consacré", à Bruxelles, précise l'Élysée. 

La Grèce et Chypre sont opposées à la Turquie qui revendique le droit d'exploiter des gisements d'hydrocarbures dans une zone maritime qu'Athènes estime relever de sa souveraineté. 

La France a clairement affiché son soutien à la Grèce en déployant des navires de guerre et des avions de combat dans la région, une initiative vivement dénoncée par le président turc Recep Tayyip Erdogan, déjà très remonté contre Paris.
 Six sommets ont déjà été organisés : à Athènes en septembre 2016 sur la question de la sécurité, à Lisbonne en janvier 2017 sur la place commerciale de l'Europe, à Madrid en avril 2017 où les questions du Brexit et de l'Europe à 27 ont été abordées; à Rome en janvier 2018, et enfin dernièrement à Nicosie en janvier 2019 où la crise des migrants en Méditerranée a dominé les débats. 

Ce rendez-vous marque aussi la troisième visite officielle d’Emmanuel Macron en Corse
 
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