Crise des déchets : l'accès au centre d'enfouissement de Prunelli di Fium'orbu est débloqué

Le site d'enfouissement de Prunelli di Fium'orbu, bloqué depuis mercredi, rouvre aujourd'hui ses portes. L'accord conclu entre les élus de la communauté des communes, le Syvadec et la préfecture ne ravit néanmoins pas tout le monde, comme le regrette André Rocchi, maire de Prunelli.

© Christian Giugliano
"Ce n'est pas une décision qu'on prend de gaieté de coeur, raille André Rocchi, maire de Prunelli. Mais on peut dire qu'on a évité le pire." L'élu confirme ce vendredi matin avoir rouvert l'accès au centre d'enfouissement de Prunelli di Fium'orbu. Celui-ci était bloqué depuis mercredi 25 mars par une dizaine d'autres élus de la communauté des communes et des militants contre le tout-enfouissement.

En cause ? À en croire André Rocchi, le Syvadec et les autorités préfectorales auraient tenté de profiter de la crise sanitaire qui frappe actuellement l'ensemble du territoire français pour déposer sans accord sur le site 144 tonnes d'ordures ménagères mis en balle, et stockées depuis plusieurs mois sur un site à Lucciana. 
 
"On ne nous a prévenus de rien. Nous arrivons le mercredi, et nous voyons 12 camions pleins de balles de déchets. Ce n'est pas acceptable", peste le maire.

D'autant plus que la communauté des communes avait déjà accepté de recevoir plus de déchets sur le centre d'enfouissement. Ainsi, plutôt que 120 tonnes quotidienne, le Syvadec dépose chaque jour près de 200 tonnes de déchets, "en plus de ce que nous recevons des autres camions et des gens qui viennent habituellement". 



Accord valable jusqu'au 4 avril

Des négociations entre les élus du Fium'orbu, le Syvadec, et les autorités préfectorales se sont tenues hier, jeudi 26 mars. Et se sont clôturées sur un accord, valable jusqu'au 4 avril prochain : le centre rouvre ses portes et le volume de déchets entrants reste supérieure à la normale, mais aucune balle ne pourra y être enfouie.

"Avec les difficultés actuelles, avec le Covid-19, nous ne pouvons pas mener deux combats à la fois", regrette André Rocchi. "C'est un deal que nous avons bien été obligés d'accepter. Le combat est devenu trop inégal pour se battre bec et ongle pour faire respecter au stricto-sensus les volumes impartis."

 
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