Élections à l'Association des maires de France : quatre édiles corses dans la course

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Écrit par A.S. (avec D.M. et S.L.)
Le 103ème Congrès des maires de France s'est ouvert ce mardi à Paris.
Le 103ème Congrès des maires de France s'est ouvert ce mardi à Paris. © S. Lapera

Organisé dans un contexte politique marqué par la proche échéance présidentielle, le 103ème Congrès des maires de France s’est ouvert ce mardi à Paris. L’événement sera l’occasion d’élire le nouveau président de l’association. Un scrutin dans lequel quatre élus insulaires figurent sur les listes.

Annulé l’an passé en raison de la pandémie, le Congrès des maires de France se déroule depuis ce mardi à Paris.

Le Parc des Expositions de la Porte de Versailles sera donc le théâtre de l’élection à la présidence de l’Association des Maires de France (AMF).

Quelque 34.000 maires sont appelés à voter électroniquement pour désigner le successeur de François Baroin, à la tête de l'institution depuis 2014. Ce sera soit David Lisnard, maire Les Républicains de Cannes –  qui se présente en binome avec le socialiste André Laignel -, soit Philippe Laurent, premier magistrat UDI de Sceaux.

À cinq mois de l’élection présidentielle, le duel s'est davantage politisé qu’à l’accoutumée au sein de cette association où, d'ordinaire, une seule liste est engagée. Ce qui était le cas en 2014, lors de l'éléction de François Baroin. 

Cette fois, le scrutin de 2021 fait apparaître deux lignes : d'un côté, un front LR-PS emmené par le ticket Lisnard-Laignel, de l'autre les "Macronistes" rangés derrière le candidat de l’UDI, Philippe Laurent.

Quatre maires corses engagés

Chez les édiles corses, ils sont plusieurs à s'être positionnés : tous trois présents à Paris ce mardi, Laurent Marcangeli (Ajaccio), Ange-Pierre Vivoni (Sisco) et Jean-Charles Orsucci (Bonifacio) soutiennent la démarche de Philippe Laurent.

Le maire LREM de Bonifacio figure en 26ème position sur la liste qui candidate au comité directeur de l’association.

Laurent Marcangeli et Ange-Pierre Vivoni sont eux en lice pour intégrer le bureau de l’AMF. Le scrutin se déroulant à la proportionnelle, l’Ajaccien, en 27ème position, semble détenir une meilleure chance que son homologue siscais, 36ème. En tant que président de l'association des maires de Haute-Corse, Ange-Pierre Vivoni siégeait déjà d'office au conseil d'administration de l'AMF.

Interviewé ce mardi à Paris par nos équipes, le maire de Sisco a expliqué son choix de rejoindre Philippe Laurent : "C'est un ami depuis longtemps et c’est un grand économiste. Il m’a donc demandé d’être avec lui afin que l'on puisse intégrer le bureau politique, si l'on gagne bien entendu, mais l'élection n'est pas jouée. On va bien entendu défendre les 360 communes corses. Comme toutes les communes, nous avons perdu 30% de nos moyens et c'est encore pire dans les villages de l'intérieur. Si nous n’arrivons pas à nous faire entendre à Paris, ça sera difficile." 

François-Xavier Ceccoli avec David Lisnard

Sur les quatre insulaires engagés dans le scrutin, seul François-Xavier Ceccoli fait cause commune avec le tandem LR-PS incarné par David Lisnard et André Laignel, et soutenu par le président sortant François Baroin.

En 25ème position sur la liste, le maire Les Républicains de San Giuliano, également président de la fédération LR de Haute-Corse, brigue lui une place au comité directeur de l’AMF. "Il faut que cette institution reste un contre-pouvoir et qu'elle ne bascule pas dans la "Macronie", a-t-il déclaré à notre micro ce mardi à Paris.

Reste à savoir maintenant qui de David Lisnard et de Philippe Laurent sortira vainqueur de ce scrutin ayant pris une tournure davantage politique que communale. Le nouveau président sera connu ce mercredi en fin de journée.

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