En campagne avec Michel Stefani : "il y a un intérêt de plus en plus marqué pour notre liste"

Publié le

Tête de liste du Parti communiste aux Territoriales, Michel Stefani tenait sa dernière réunion publique mercredi 16 juin à Ajaccio. L'occasion de revenir sur les thèmes phares de son projet.

Impasse Bertin, au siège du Parti communiste, à Ajaccio, mercredi 16 juin. Dans la salle, Michel Stefani et Anissa-Flore Amziane, les deux premiers noms de la liste "Campà megliu in Corsica/Vivre mieux en Corse", s'apprêtent à animer leur dernière réunion publique avant le premier tour du scrutin du 20 juin prochain.

Dans la ruelle, quelques chaises rouges sont alignées et une banderole est tendue entre les deux murs. "Michel, je pense qu'on peut y aller, là, on n'aura pas plus de monde", lance un militant au candidat. Michel Stefani sort ses fiches de sa sacoche et se dirige vers l'entrée de l'impasse. Une vingtaine de personnes se regroupent devant lui. Tous sont sympathisants ou membres du Parti communiste.

Une ultime fois, le tête de liste égraine ses thèmes de campagne : lutter contre la précarité, les consortiums qui centralisent le pouvoir économique ou encore l'augmentation des prix. "Face aux inégalités qui minent la Corse populaire, notre liste a été constituée dans un état d'esprit pour mener ce combat de la justice sociale, du progrès social et écologique."

7 % ou rien

Les communistes sont clairs, ils sont, selon eux, l'unique liste de gauche. Absent de l'hémicycle depuis 2017, leur objectif est de dépasser les 7 % au soir du 20 juin et de ne former aucune alliance au second tour. "Retrouver les bancs de l'Assemblée nous permettra de porter la vraie parole de gauche. Si nous atteignons le score que nous nous sommes fixé, ce serait une bonne nouvelle pour la démocratie et pour les Corses", reprend Michel Stefani. "D'autant plus que nous sommes une liste sincère, multiple, jeune, associative et travailleuse. Et tout ceci pour l'intérêt commun", complète Anissa-Flore Amziane.

Si la liste se vante de ces qualités, dans l'assistance, les jeunes sont rares. Un constat quasi-normal pour Marc-Antoine Leroy, colistier en onzième position. "Nous avons un discours peu audible au niveau des jeunes, mais cela s'applique aussi à tous les niveaux de la politique. Il y a un désengagement général de la jeunesse qui se voit partout. Dans ces catégories d'âge, le premier parti est l'abstention parce qu'ils ont été dégoûtés. Il y a un vrai ras-le-bol de la politique politicienne qui ne sert à rien. Malheureusement, si on ne s'occupe pas de la politique, c'est la politique qui s'occupera de nous", estime-t-il.

Amener les électeurs aux urnes

Et c'est bien l'abstention qui effraie le plus les communistes. À quatre jours du scrutin, les sympathisants en ont donc profité pour distribuer leurs derniers tracts. "Il faut faire tout ce que l'on peut pour amener les électeurs aux urnes : revenir à ce qui est nécessaire et qui est aujourd'hui presque invisible", commente Michel Stefani.

Malgré une campagne courte et difficile, les sondages et les dernières discussions échangées avec les électeurs rassurent le candidat. Selon lui, l'intérêt pour son projet et de plus en plus marqué, ce qui pourrait lui donner un socle solide afin d'atteindre ses objectifs.

 

Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
Tous les jours, recevez l’actualité de votre région par newsletter.
choisir une région
France Télévisions utilise votre adresse e-mail pour vous envoyer la newsletter de votre région. Vous pouvez vous désabonner à tout moment via le lien en bas de ces newsletters. Notre politique de confidentialité