Flamme olympique en Corse : “C’est la chance d’une vie” pour la porteuse Élodie Ardilouze

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La flamme olympique traversera la Corse le 14 mai prochain. 123 personnes se relaieront pour la porter. Parmi elles, Élodie Ardilouze, 27 ans, professeure des écoles et seule femme arbitre de rugby de Corse.

Au début, j’ai cru que c’était une blague”, rit Élodie Ardilouze. C’est en regardant les courriers indésirables de sa boîte mail, six mois après qu’un ami ait déposé une candidature à son nom, qu’elle apprend qu’elle a été sélectionnée pour porter la flamme à Campana le 14 mai prochain.  

Une fois la surprise passée, la jeune femme de 27 ans réalise la “chance” qui lui est accordée. “Je suis très investie dans le sport. Je pourrais presque dire que c’est comme un aboutissement. Alors ce n’est pas comme participer aux Jeux olympiques, mais ça reste quand même la chance d’une vie. Je suis chanceuse”, livre Élodie Ardilouze.  

Seule femme arbitre de rugby en Corse 

Football, danse, course d’orientation, handball, rugby... Depuis son plus jeune âge, Élodie Ardilouze touche à tous les sports.  “Si on me propose n’importe quel sport, j’y vais, je veux essayer”, commente-t-elle.

Mais c’est le ballon ovale qui répond à toutes ses attentes. D’abord joueuse, la jeune femme est devenue, en 2017, la première arbitre féminine de la région. Un poste qu’elle est encore la seule à occuper. “Il y a de la fierté, mais en même temps, j’aimerais que ça se développe. C’est déjà difficile ne serait-ce que d’avoir une équipe féminine et les pousser vers l’arbitrage, c’est encore plus compliqué”, souligne-t-elle.  

Un parcours qu’Élodie Ardilouze a complété en candidatant au poste d’ambassadrice du sport de la collectivité de Corse. Une fonction qu’elle a choisi afin de pouvoir “partager les valeurs du sport”. “Cela permet de faire découvrir aux adultes comme aux enfants des bienfaits du sport dont ils n’ont pas spécialement conscience comme le dépassement de soi, la joie, le bien-être ou un certain épanouissement”, détaille-t-elle.  

"Boucler la boucle” 

Professeure des écoles, elle a évoqué son prochain défi à ses 10 élèves de classe Ulis, une section regroupant des enfants du CP au CM2 présentant une déficience ou des difficultés d’apprentissage. “Ils voulaient venir me voir porter la flamme, mais c’est impossible, car c’est un jour où ils ont école”, explique-t-elle.  

L’événement a néanmoins permis à la jeune femme de proposer des cours spécialement dédiés à la flamme ou aux Jeux olympiques (JO). Des jeux qui ne sont pas totalement inconnus pour Élodie Ardilouze. En 2012, après avoir remporté un concours au sein de son lycée, elle a pu assister aux JO de Londres durant une semaine. Ainsi porter la flamme dans quelques jours est, pour elle, une façon de “boucler la boucle”.