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Gilles Simeoni: les élus corses reçus mardi à Paris ne sont “pas dans une logique belliciste”

La délégation d'élus corses reçus par le ministre Jean-Michel Baylet mardi 16 février
La délégation d'élus corses reçus par le ministre Jean-Michel Baylet mardi 16 février

Les dirigeants nationalistes corses qui sont reçus mardi par le ministre des collectivités territoriales Jean-Michel Baylet aimeraient débattre "d'une véritable solution politique" pour l'île, et ne sont pas "dans une logique belliciste" avec Paris, Gilles Simeoni.

Par MM/AFP

"Nous aimerions d'une part discuter de la collectivité territoriale unique, et d'autre part élargir la perspective et le débat avec la recherche d'une véritable solution politique d'ensemble à une situation conflictuelle qui dure depuis des décennies en Corse. malheureusement sur cet aspect-là pour l'instant, Paris reste sourd et muet", a déclaré Gilles Simeoni, le président du Conseil Exécutif Corse sur France Inter.

"On n'est pas dans une logique belliciste ou de querelle", a-t-il ajouté, soulignant que "beaucoup de Corses se sentaient profondément Français". "Les Corses se sentent partie prenante des valeurs de la République mais attendent aussi de la République qu'elle reconnaisse le fait collectif qui est le nôtre", a-t-il poursuivi.

Interrogé sur la position des élus de la majorité corse, autonomistes pour certains comme Gilles Simeoni, et indépendantistes pour d'autres, derrière le président de l'Assemblée locale Jean-Guy Talamoni, l'élu a déclaré qu'ils n'étaient "pas aujourd'hui dans une logique d'aller (vers) une indépendance du jour au lendemain".


"Nous essayons de construire de manière très progressive, (...) une logique d'émancipation économique, sociale, culturelle et politique", a-t-il précisé. "Si les Corses considèrent que l'autonomie est un statut qui leur convient, on en restera à l'autonomie. Si les Corses veulent aller plus loin, on ira plus loin. Personne ne peut avoir la prétention de leur interdire quoi que ce soit, ni de leur imposer quoi que ce soit", a-t-il ajouté.

"Il faut à un moment donné sortir des logiques d'affrontement pour construire des logiques de convergence", a-t-il ajouté, regrettant que "pour l'instant, au plan politique général, cette volonté de dialogue (ne soit) pas partagée du côté de Paris".

Les élus de Corse sont reçus en ce moment à Paris par Jean Michel Maylet, le nouveau ministre de l'aménagement du Territorie et des collectivité Locales. 

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