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Deux ans de prison et cinq ans d’inéligibilité requis en appel contre Siméon de Buochberg

© Christian Giugliano/FTVIASTELLA
© Christian Giugliano/FTVIASTELLA

Pierre Siméon de Buochberg de nouveau devant la justice. Le maire de Prunelli-di-Fiumorbu comparaissait ce mercredi après-midi, en appel, pour une affaire de prise illégale d'intérêt et de détournement de fonds. Les réquisitions sont allées au-delà de la condamnation de première instance.

Par France 3 Corse ViaStella

Pierre Siméon de Buochberg, maire de Prunelli-di-Fiumorbu, était présent ce mercredi après-midi au tribunal de Bastia, pour un appel qu'il a lui -même formé.

Il s'agissait de revenir sur une affaire qui lui a valu, en janvier 2017, une condamnation à un an de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité. L'affaire porte sur des subventions municipales et départementales à une association -Costa Serena FM- et qui, selon l'accusation, auraient essentiellement servi à rémunérer une personne qui serait devenue l'attachée de communication de l'élu.



Un réquisitoire disproportionné ?


En appel, l'avocate générale réclame cette fois deux ans de prison dont un seul assorti de sursis et cinq ans d'inéligibilité. Un réquisitoire que les conseils de pierre Siméon de Buochberg jugent totalement disproportionné.

« Il eut fallu un cadre procédural différent. Faire des investigations auprès des assemblées qui ont voté ces subventions, faire un comparatif et ensuite s’interroger sur les raisons pour lesquelles telle somme avaient été attribuée à telle association.

Quand on demande de la prison ferme après avoir constaté simplement un certain nombre d’irrégularités et non pas de délits intentionnel je trouve que c’est particulièrement sévère. Et quand on demande que cet homme soit inéligible et qu’il soit privé de ses droits civiques, civils et de famille on oublie que pendant 10 ans il a été maire à satisfaction des autorités
», estime maître Dominique Mattei, avocat de Pierre-Siméon de Buochberg.

Les avocats dénoncent aussi l'absence de partie civile, parlent de règlement de compte. Le ministère public, s'il semble reconnaître qu'il n'y a pas eu d'enrichissement personnel, continue d'évoquer un détournement de fonds et une prise illégale d'intérêt. Le délibéré sera rendu le 28 mars prochain.


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