Mathieu Chabert : "Beaucoup de personnes aimeraient être à ma place"

À quatre jours de la première journée du Sporting en National, lundi face au Red Star, l’entraîneur du SCB Mathieu Chabert, qui attaque sa première saison complète à la tête du club, évoque sa fierté d’entraîner Bastia, la saison à venir et le rêve secret d’une montée en Ligue 2.
Mathieu Charbert, entraîneur du SCB
Mathieu Charbert, entraîneur du SCB © PHOTOPQR/L'ESTREPUBLICAIN
A quelques jours de la reprise des championnats de football professionnel, France 3 Corse ViaStella vous propose quatre entretiens avec les acteurs du football insulaire. Troisième épisode avec Mathieu Chabert, entraîneur du Sporting.


Le Sporting évoluera en National cette saison. Quel est l’objectif ?
Prendre 40 points le plus rapidement possible (un total qui assure, en général, le maintien). Sincèrement, je ne fais pas de langue de bois. C’est un championnat que je connais très bien – il a entraîné Béziers entre 2016 et 2019, qui évoluait en National avant de monter en Ligue 2  en 2018, et redescendre l’année suivante – il faut beaucoup d’humilité, de l’abnégation et de la rigueur. Il n’y a pas de place pour pavoiser. Je pense que j’ai un effectif d’excellente qualité, j’en suis très content, et quand un entraîneur est content…

Même si la jauge va être limitée, jouer au stade Armand-Cesari va être un atout. Qu’est-ce qu’on ressent au bord du terrain ?
C’est inimaginable, il faut être au bord du terrain pour le ressentir. Quand vous rentrez sur le terrain, vous sentez le public, composé de supporters et pas de spectateurs. Quand ils chantent, ça donne un supplément d’âme, c’est physique. J’espère qu’on arrivera à 8 000 ou 9 000 spectateurs, avec un 12e, 13e ou 14e homme.

 

"C’est gratifiant d’être l’entraîneur du Sporting, mais il y a aussi des obligations, je me dois d’être irréprochable, comme les joueurs"

Mathieu Chabert, entraîneur du Sporting



Qu’est-ce qu’un entraîneur ressent quand il entraîne Bastia ?
Beaucoup de fierté et de la pression. C’est gratifiant d’être l’entraîneur du Sporting, mais il y a aussi des obligations, je me dois d’être irréprochable, comme les joueurs. On représente un club historique, on doit être à la hauteur de l’histoire.

Pensez-vous à la montée en Ligue 2 ?
Bien sûr qu’on l’a dans notre tête, mais aujourd’hui on est dans un championnat difficile, on doit être rigoureux et très pragmatique. C’est un moteur (la montée), il faut être ambitieux dans la vie, et pour l’être il faut travailler.
 

Entraîner Bastia est-il votre plus grand défi ?
Quand je suis arrivé (le 29 octobre 2019, en remplacement de Stéphane Rossi), on était à huit points de Sedan, c’était immense et on a réussi. Chaque année le défi est important, faire monter Béziers (en Ligue 2, en 2018) c’était exceptionnel. Aujourd’hui, c’est le plus beau défi. Je sais que beaucoup de personnes aimeraient être à ma place, mais je ne l’ai pas volée. Dans la vie, on a toujours ce qu’on mérite. La place historique du Sporting, elle n’est pas forcément en National.

Mais il ne faut pas oublier qu’il y a trois ans, le club était quasi mort – en juin 2017, le SCB, relégué en L2, avait été rétrogradé en National, avant de perdre son statut professionnel en août. Après une liquidation judiciaire, il est reparti en National 3 avec deux nouveaux actionnaires – Et sans les socios et les familles Ferrandi et Luiggi, je ne serais pas là à vous parler…
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