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Municipales de Bastia : l’opposition dans les starting-blocks

Julien Morganti s'est lancé dans la campagne, hier, sans l'aval de ses alliés potentiels / © FTVIASTELLA
Julien Morganti s'est lancé dans la campagne, hier, sans l'aval de ses alliés potentiels / © FTVIASTELLA

A neuf mois du scrutin, les manœuvres ont déjà débuté. Majorité, opposition ou nouveaux prétendants, tous multiplient les rencontres en coulisses. A gauche, les trois groupes d’opposition pourraient sceller une union. Julien Morganti aspire à mener la liste mais il est contesté. 

Par Pierrick Nannini

Ces derniers mois, les signes étaient palpables et laissaient déjà transparaître un rabibochage...

Motions et front commun au conseil municipal, les trois groupes d’opposition (PRG, MCD, communistes) ont accordé leurs violons et semblent désormais sur la même longueur d’onde.

François Tatti, Jean Zuccarelli et Julien Morganti, entre autres, multiplient les entrevues depuis plusieurs mois. L’objectif : réunir la gauche pour se lancer à l’assaut de la citadelle bastiaise.
 

La guerre des égos


Reste désormais à savoir qui conduira la démarche d'union de la gauche.

La question, épineuse, aurait enfin trouvé son dénouement.

Selon nos informations, Julien Morganti pourrait conduire la liste dès le premier tour. Même si le principal intéressé s’en défend.

« Il faut renouveler usage, visage et méthodes, c’est le projet qui doit nous unir au 1er et 2nd tours. Le seul critère qui compte, c’est d’être intéressé par Bastia. »

Le fonctionnaire territorial, conseiller municipal d’opposition depuis 2008 au côté d’Emile Zuccarelli, membre fondateur du MCD, a été adjoint de Gilles Simeoni en 2014 avant la rupture.
Il a milité par la suite avec les macronistes lors des scrutins nationaux.

Julien Morganti, vice-président de la CAB,
 aurait fini par convaincre ses partenaires...

Il incarnerait « le nouveau monde » face à François Tatti et Jean Zuccarelli que les parcours tumultueux placeraient plutôt dans « l’ancien ».

Mais tous deux ne confirment pas leur mise en retrait de la tête de liste.

 

"Nous approchons du terme de ces discussions. Mais tant que les accords ne sont pas conclus, il faut se garder de trop spéculer", confie Jean Zuccarelli.

Le président de la CAB, François Tatti, est plus laconique.
 

"Nous travaillons à conduire un projet de rassemblement. Toutes les hypothèses sont sur la table."
 

Julien Morganti à la tête de la coalition de gauche, l’annonce pourrait être officialisée avant la fin du mois de juillet si les discussions sont concluantes.

Il faudra aussi compter avec les communistes qui, bien que très affaiblis, font partie de l’équation à gauche et confirment simplement que des "discussions ont bien lieu en vue d’une union", précisant que "l'important c'est l'accord politique".  

D’autres voix se font entendre pour privilégier la recherche d’une personnalité nouvelle issue de la société civile et mettre fin à la querelle PRG-MCD pour la tête de liste. Un accord sur la représentativité des 3 forces de gauche sur la liste serait déjà finalisé mais la question de la tête de liste pourrait être trop clivante...
 

La droite en suspens


Pour rafler la mise, le conclave de gauche sait qu’il devra s’ouvrir à la droite. Des discussions, jugées positives, ont eu lieu en ce sens.

Mais la famille libérale est divisée. Elle avait totalisé 2158 voix au 1er tour de 2014 avec deux listes.
 Aujourd'hui une partie, menée par Jean-Louis Milani, le deuxième adjoint, devrait rempiler avec la majorité actuelle.

Pour autant, une ou plusieurs listes estampillées à droite pourraient être sur la ligne de départ.

Reste qu’aucune personnalité ne semble faire consensus
Les noms de Sylvain Fanti ou encore Stéphanie Grimaldi sont avancés.

Autre porte-drapeau potentiel : Jean-Martin Mondoloni, le président du groupe Per L’avvene à l’Assemblée de Corse et proviseur du lycée Giocante de Casabianca depuis un an.

Mènera-t-il une liste ? Rien n’est moins sûr. Son faible ancrage bastiais pourrait le pousser à renoncer. 

Quoiqu’il décide, Jean-Martin Mondoloni l’a affirmé, il sera présent dans cette élection.

Le leader de la droite régionaliste sonderait des personnalités bastiaises, parmi lesquelles un avocat expérimenté ou un jeune militant pour éventuellement incarner la tête de liste… Sans grand succès pour le moment. Les deux ont décliné son offre.

A droite comme à gauche : une chose semble acquise, c'est l'union qui fera la force...
 

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Question/Réponse : Eric Leoni, professeur à l'université de Corse

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