Techniciens de laboratoire, diététiciens et préparateurs en pharmacie s'unissent pour une grève à l'hôpital de Bastia

Ce mardi 18 mai, des professionnels de trois corps de métiers médicaux se sont réunis sur le parvis de l'hopital de Bastia. Tous s'estiment "oubliés" du Ségur de la santé et demandent de la "reconnaissance" et une "valorisation" de leur profession.

L'appel à la grève des techniciens de laboratoire était nationale ce mardi 18 mai.
L'appel à la grève des techniciens de laboratoire était nationale ce mardi 18 mai. © Léo-Pol Platet / France Télévisions

"L'union fait la force". Ce mardi 18 mai, une cinquantaine de techniciens de laboratoire, diététiciens et préparateurs en pharmacie se sont réunis devant l'hôpital de Bastia pour signifier leur opposition au Ségur de la Santé. Trois corps de métier mais une seule et même conviction, ils sont les "grands oubliés du Ségur de la Santé". 

"Une seule chose a accouché du Ségur : la revalorisation avec les 183 euros supplémentaires depuis l'automne dernier, mais ce n'est qu'un juste retour des choses, estime Carole Bertonccini, diététicienne à Bastia. On attend beaucoup plus."

"Depuis 2002, on est censé rentrer dans le processus de diplôme LMD, c'est à dire changer de catégorie de diplôme pour avoir une meilleure reconnaissance et donc un meilleur salaire, explique un cadre de santé pour le laboratoire de l'hôpital de Bastia. Hors, on est toujours en attente quand, dans le même temps, d'autres professions médicales ont pu évoluer grâce au Ségur."

"Les oubliés du Ségur" se mobilisent.
"Les oubliés du Ségur" se mobilisent. © Léo-Pol Platet / France Télévisions

L'impression que le Gouvernement veut "gagner du temps"

Pour illustrer ces mesures "à deux vitesses",  Carole Bertonccini poursuit : "Dans les corps des métiers de rééducateur dont font partie les kinés, orthophonistes, orthoptistes, psychomotriciens, ergothérapeutes et diétiticiens, nous sommes la seule profession à ne pas être revalorisée malgré des années de travaux sur la réinginiérie des études. On nous fait miroiter la réingiénérie en octobre 2021. On ne veut plus attendre", tranche la diététicienne.

Plus loin son confrère Jean-Etienne Landini, préparateur en pharmacie hospitalière à l'hôpital bastiais poursuit : "On a l'impression de ne pas faire partie des acteurs du soin hospitalier dans le système français. On est complètement mis de côté."

À l'issue de cette mobilisation devant l'hôpital, une partie des manifestants s'est rendue devant la Préfecture de Haute-Corse, à Bastia. Là-bas, une autre délégation de l'intersyndicale manifestait et demandait à être reçue par l'Agence régionale de santé. "Il n'y a pas de justification quant à ce refus de nous faire évoluer. On a reçu une note récemment, par le biais de nos syndicats, nous informant qu'une date était fixée en 2022. Pourquoi 2022 ? On veut des réponses"  demande le cadre de santé pour le laboratoire de l'hôpital de Bastia

© Léo-Pol Platet / France Télévisions

De nombreuses mobilisations dans le secteur médical

Après les infirmiers en réanimation et les infirmiers-anesthésistes, les mobilisations se poursuivent dans le milieu médical. Le jeudi 10 juin prochain, ce sont les psychologues qui appellent à la mobilisation. 

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