Des détenus en "grève" des plateaux repas à la maison d'arrêt de Borgo

Plusieurs détenus de la maison d'arrêt de Borgo sont en grève des plateaux repas depuis le 17 mai dernier. Ils réclament à la direction de l'établissement de maintenir l'intégralité des heures de promenade.

Illustration. Le centre pénitentiaire de Borgo en Haute-Corse.
Illustration. Le centre pénitentiaire de Borgo en Haute-Corse. © FTV

Dans une lettre datée du 17 mai dernier, et adressée à la directrice de la maison d'arrêt de Borgo, plusieurs détenus ont annoncé entamer une grève des plateaux repas. Ils reprochent à la direction "une volonté de vouloir changer un système carcéral qui fonctionne à la perfection" notamment en supprimant des heures de promenades.

Ainsi, les signataires réclament un retour "au régime de confiance, qui consiste à l'ouverture des portes à 7 h et à 13 h". Et espèrent que la direction aura "la clairvoyance de cesser de [leur] faire payer les actes d'une minorité". Selon eux, "il y a d'autres alternatives que la suppression de 21 heures de promenade par semaine."

Pour l'heure, difficile de savoir les raisons de ce mouvement. Néanmoins, selon les informations que nous avons pu obtenir, les horaires de promenade sont actuellement réaménagés par la directrice de l'établissement afin de permettre aux détenus écroués pour des affaires de mœurs de sortir seuls et de limiter ainsi les rencontres avec les autres incarcérés.

Des tensions en 2020

Si aucun lien ne peut être établi entre les deux événements, en 2020, de fortes tensions avaient agité la maison d'arrêt de Borgo. Entre les mois de juillet et octobre, près d'une dizaine de véhicules appartenant à des surveillants avaient été incendiés et des tags d'intimidation avaient été découverts sur la façade de l'établissement.

Ces actes malveillants pourraient être liés à une enquête ouverte par le parquet de Bastia au début du mois de juillet 2020, visant la détention illégale de téléphones portables par des prisonniers. L'affaire aurait commencé avec la saisie d'un premier téléphone lors d'une fouille organisée de façon aléatoire.

 

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