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Bientôt la fin de la paillote Mar a Beach à Calvi ?

La paillote, très prisée des touristes, a été construite sans permis en 2000. Après sept procès demandant sa destruction, elle pourrait finalement l'être d'ici janvier 2019. / © Maia Graziani / France 3 Corse ViaStella
La paillote, très prisée des touristes, a été construite sans permis en 2000. Après sept procès demandant sa destruction, elle pourrait finalement l'être d'ici janvier 2019. / © Maia Graziani / France 3 Corse ViaStella

Après une longue bataille judiciaire, Franck Maraninchi, propriétaire de la paillote "Mar a Beach" construite sans permis sur le domaine maritime public en 2000, accepterait de démolir son établissement "d'ici la fin de l'année ou le début du mois de janvier" selon son avocate Joelle Acquaviva. 
 

Par Margaux Tertre

Le feuilleton judiciaire dure depuis 15 ans. Franck Maraninchi, propriétaire de la paillote "Mar a Beach" située sur la presqu'île de la Revelatta à Calvi s'oppose depuis 2003 à toutes les procédures judiciaires visant à la fermeture de sa paillote, l'une des plus prisées de Balagne.

L'État veut la voir disparaître car elle a été construite sans permis sur le domaine maritime public en 2000.
Le propriétaire estimait jusqu'alors qu'il n'avait pas à démolir son établissement puisqu'elle était construite selon lui sur un terrain familial. 
 

Il semblerait que Franck Maraninchi ait récemment changé d'avis. Son avocate, Me Joelle Acquaviva qui a récemment repris dossier explique que « [son] client est entré dans une stratégie d’adhésion à la décision de justice et il envisage de démolir avant la fin de l’année ou au début du mois de janvier ». 

Le 2 novembre dernier, il affirmait sur sa page Facebook être ouvert jusqu'au 31 décembre. Sur place, la même date est affirmée mais la paillote semble désertée. 
 

Conflit sur l'indemnisation due à l'expulsion


Le propriétaire du "Mar a Beach" reste en conflit avec le Conservatoire du littoral concernant l'indemnité qu'il lui verserait au titre de son expulsion et de la démolition de son établissement.
Le Conservatoire propose la somme de 69 300€ d'indemnités, correspondant à la valeur du terrain nu, non constructible. Franck Maraninchi réclame 520 000€ correspondant, selon lui, à la somme dont il se serait acquitté lors de l'achat du terrain.
Le 5 décembre dernier, il a été débouté à Bastia de l'appel de cette décision. 
 
Bientôt la fin de la paillote Mar a Beach à Calvi ?
Equipe : GRAZIANI Maia, CHAREYRE Vivien, RICHARD Bérengère, GRISCELLI Marie-Thérèse

 

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