Cagnano : un transport de justice sur le site de l’hôtel de luxe U Misincu 

Les magistrats du tribunal correctionnel de Bastia se sont rendus sur le terrain à Cagnano ce jeudi 20 juin. / © Christian Giugliano / FTVIASTELLA
Les magistrats du tribunal correctionnel de Bastia se sont rendus sur le terrain à Cagnano ce jeudi 20 juin. / © Christian Giugliano / FTVIASTELLA

Les magistrats du tribunal correctionnel de Bastia se sont rendus sur le terrain à Cagnano ce jeudi 20 juin. Un transport de justice destiné à vérifier si des constructions édifiées par le propriétaire d'un hôtel de luxe sont illégales ou pas. L'association U Levante avait saisi la justice.

Par France 3 Corse ViaStella

C’est à l’intérieur du périmètre de l’hôtel U Misincu que se tient l’audience ce jeudi 20 juin. Il s’agit d’un transport de justice sur les lieux inédit. 

Les premiers à arriver sur place ce matin : l’association U Levante et sa représentante Michelle Salotti, accompagnés de leur avocat. Ils ont été vite rejoints par des agents assermentés de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) leur directeur, puis enfin les magistrats

L’audience est présidée par le juge Thomas Meindl. C’est lui qui a voulu ce transport pour mieux comprendre l’emprise des constructions contestées. 

 

Extension non-autorisée ? 


Pour l’association U Levante, l’opération a été utile pour la clarté des débats. « Quand vous démolissez, vous ne pouvez pas reconstruire, sauf si vous demandez un permis. Et pour beaucoup de démolitions, ils ont reconstruit sans permis de construire. C’est un débat juridique, et c’est important de voir l’ampleur de ces reconstructions. Par ailleurs, nous avons la réunion sur des tables installées sur un secteur qui ne fait pas l’objet des poursuites, mais qui sont en zone humide qui ont été manifestement remblayée. On faisait la réunion en pleine zone illégale de nouvelles infractions », soutient Maître Benoît Busson, avocat de l'association U Levante. 

Du côté des constructions : l’extension non-autorisée de l’hôtel représenterait avait été évaluée à 1.500 mètres carrés de superficie. Le propriétaire de l’hôtel et ses avocats en reconnaissaient 400 mètres carrés à régulariser. Aucune de ces parties n’a communiqué ce jeudi. 

 
 

Matière à verbaliser à nouveau ? 


En revanche, les propriétaires et leurs conseils estiment être dans leur bon droit avec la paillote édifiée sur le sable en remplacement d’un restaurant de plage démoli l’an dernier car construit en dur. Les acteurs judiciaires auraient considéré ce jour qu’il y avait sans doute matière à verbaliser de nouveau. 

Le procès n’est pas terminé. La prochaine audience est prévue le 13 septembre, après la saison touristique, au palais de justice de Bastia.


 

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