Cécile Degioanni, la cow-girl de Monticello, aide à se connecter aux chevaux, grâce à l'ethologie équine

Au centre équestre Saint-François à Monticello (Haute-Corse), Cécile Degioanni propose des promenades à cheval au bord de l’eau ou en forêt, avec une pratique respectueuse de l'animal.

Avec son chapeau de cow-boy, Cécile Degioanni ne passe pas inaperçue dans le village de Monticello. Toujours accompagnée de ses chevaux et de ses trois chiens, cette grande blonde tient un ranch en montagne depuis plus de vingt ans.

Passionnée d'équitation, elle élève des chevaux en pleine nature et propose des promenades aux apprentis cavaliers.

Mais ne la contactez surtout pas pour lui demander "une heure de balade" pour vos enfants, elle vous répondra qu'il faut d'abord connaître ses animaux avant de monter dessus. "Se familiariser avec eux, c'est primordial", répète-t-elle à chaque nouvel élève.

Cécile Degioanni pratique depuis quatre ans ce que l'on appelle "l'éthologie équine", c'est-à-dire miser sur la compréhension des comportements du cheval. Avec cette monitrice, c'est 2 heures de rencontre et 2 heures de marche, ce qui contraste avec ce que l'on voit couramment dans d'autres centres équestres.

Le bien-être des chevaux, avant tout

Cet après-midi d'été, Matteo, la vingtaine, originaire de Dijon, fait connaissance avec Miel, un Fjord marron, son partenaire pour la journée. Légèrement impressionné, c'est la première fois qu'il monte à cheval, mais le courant passe plutôt bien entre les deux.

S'il a choisi de s'initier à l'équitation ici, à Monticello, "c'est en raison de la façon respectueuse de monter à cheval qu'on propose".

Là, je fais connaissance avec le cheval, j'essaye de voir où il aime être touché, les endroits qui vont lui faire du bien, pour pouvoir créer un lien avec lui. Ce qui m'intéresse, dans cette approche, c'est de renforcer le lien entre les humains et les animaux.

Matteo, apprenti cavalier.

Pour la cavalière aguerrie, une meilleure connaissance du cheval amène davantage de respect et enlève les peurs. "Quand on ne connaît pas les chevaux, on va mettre notre main directement sur sa tête, ce n’est pas forcément agréable pour l'animal. Je veux qu'ils adoptent les bons gestes", précise Cécile.

Pas plus de deux sorties par jour

Ici, en plus d'une bonne communication entre le cavalier et les chevaux, la propriétaire des lieux a choisi de ne pas équiper ses chevaux de mors, un outil habituellement posé dans la mâchoire de l’animal et utilisé pour le dressage. Un bien-être qui passe aussi par une selle adéquate et des sorties une à deux fois par jour, aux heures les moins chaudes, "de quoi leur fournir l'énergie suffisante pour se promener avec les visiteurs, à la plage de l'Ostriconi ou sur les hauteurs de la Balagne".

Cécile et sa tribu proposent aussi des accompagnements pour ceux en difficulté, souffrant de burn-out, ou simplement des personnes qui auraient besoin de se retrouver. "Le cheval est un médiateur, il va faire passer des messages, parfois la connexion se fait instantanément", s"émerveille Cécile.

Le cheval n'est jamais dans le jugement. Il analyse tout autour de lui. Il sent si une personne se raidit ou ne se sent pas bien.

Cécile Degioanni

Pour découvrir l'univers de Cécile Degionni, rendez-vous sur son terrain de jeu, dans le village de Monticello ou sur sa page Facebook

Revoyez le reportage diffusé sur France 3 Corse par Laura Roudaut et Juliette Vincent-Seignet. 

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Le reportage sur Cécile et ses chevaux à Monticello. ©Laura Roudaut et Juliette Vincent-Seignet / France Télévisions

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