Le collectif Demucrazia è rispettu entre divergences et réflexions sur les actions à mener

Réunion du collectif Demucrazia è rispettu pè u populu corsu lundi 12 février à l'université de Corte. / © Maïa Graziani - France 3 Corse ViaStella
Réunion du collectif Demucrazia è rispettu pè u populu corsu lundi 12 février à l'université de Corte. / © Maïa Graziani - France 3 Corse ViaStella

Une réunion du collectif Demucrazia è rispettu s'est tenue hier soir à l’université de Corte. Des divergences sont apparues sur la stratégie, notamment celle portée par les syndicats étudiants. Des organisations sont opposées à la grève de la faim débutée hier par onze jeunes.

Par Anouk Passelac

Lundi soir à l’université de Corte, le collectif Demucrazia è rispettu pè u populu corsu s’est réuni pour décider des suites à donner à leur mobilisation, en réaction au discours d'Emmanuel Macron. Une discussion fermée à la presse.

La mobilisation avait commencé dimanche soir avec une grève de la faim entamée par des étudiants des syndicats A Cunsulta di a Ghjuventù et Ghjuventù indipendentista, et d'un membre du Partitu di a Nazione Corsa (PNC). Une initiative qui ne fait pas l’unanimité lors de la réunion de lundi soir, certains craignant pour la santé des jeunes.

Les syndicats étudiants appellent aussi à la mobilisation de la société corse et à une grève générale. Mais pour le STC, il faut du travail et du temps pour mettre en œuvre une telle action.

Les jeunes aimeraient que les choses s’accélèrent: « On a vu des premières avancées ce soir, ce n’est pas suffisant mais on ne désespère pas, estime Paul Salort, président de la  Ghjuventù indipendentista. On est convaincus que dans les jours à venir une mobilisation générale sera enclenchée. » Le collectif devrait proposer des actions concrètes d’ici quelques jours.

Le collectif Demucrazia è rispettu réfléchit aux futures actions à mener
Intervenants: Petr'Anto Tomasi, président du groupe Corsica Libera à l'Assemblée de Corse / Paul Salort,président de la Ghjuventù indipendentista. Reportage: Maïa Graziani, Stéphane Lapera.

L’université de Corte s’est également inquiétée de la grève de la faim des onze jeunes, espérant des « avancées des discussions de ce jour à Paris » pour mettre fin à l’action des étudiants. Une délégation d’élus corses est à Paris ce mardi pour discuter des modalités de l’inscription de la Corse dans la Constitution. La seule mesure annoncée par Emmanuel Macron et satisfaisant les revendications du collectif.


Les lycées également mobilisés


Les élèves de plusieurs lycées organisent également des blocages et des perturbations pour dénoncer le discours de fermeture du président Macron sur la Corse.

Les lycées Jean-Paul de Rocca Serra (Porto-Vecchio) et Jules Antonini (Ajaccio) sont bloqués par les manifestants présents devant l'établissement. Ceux-ci laissent malgré tout entrer les élèves qui le souhaitent. Les lycées Laetitia, Fesch et Finosello (pour la Corse-du-Sud),  le lycée Giocante et la cité scolaire de Montesoro (pour la Haute-Corse) sont perturbés mais les établissements restent ouverts et les cours sont assurés.

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