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Corte : opération de débardage à cheval au domaine Saint-Jean

Une opération de débardage à cheval est organisé au domaine Saint-Jean à Corte. Elle devrait durer une dizaine de jours. / © Pascal Pochard-Casabianca / AFP
Une opération de débardage à cheval est organisé au domaine Saint-Jean à Corte. Elle devrait durer une dizaine de jours. / © Pascal Pochard-Casabianca / AFP

Une opération de débardage à cheval a débuté sur le site naturel protégé de Saint-Jean à Corte. Elle devrait durer une dizaine de jours. C’est la première fois qu’une action de la sorte est organisée dans l’île depuis 1961. 

Par A.A / France 3 Corse ViaStella avec AFP

Une grande première depuis 1961. Une opération de débardage par traction animale est organisée sur le site naturel protégé de Saint-Jean à Corte. Elle devrait durer une dizaine de jours

2 des 57 hectares du domaine sont concernés par cette action respectueuse du biotope et occasionnant peu de nuisances sonores. Ainsi, des chevaux vont évacuer des troncs vers la limite du site. 

 
© Pascal Pochard-Casabianca / AFP
© Pascal Pochard-Casabianca / AFP


Les troncs seront ensuite recyclés et transformés en palettes de chauffage ou mis à disposition d’une structure hippique partenaire. Coût de réalisation pour la municipalité de Corte : 8 000 euros
 

Pins maritimes


Erwan Berroche, créateur de la société Terra d’avvene, bureau d’études et de conseils en aménagement responsable des territoires spécialisé dans la traction animale, est à l’origine de cette opération. « Après le passage de tempêtes l’année dernière et il y a deux ans, le domaine était en très mauvais état. J’ai voulu essayer de comprendre pourquoi », indique-t-il. 

Pour lui, la cause du problème réside dans la forte présence de pins maritimes sur le domaine de Saint-Jean. Non entretenus depuis le départ de la légion étrangère dans les années 1980, ces arbres sont aujourd’hui à l’origine de la diminution des chênes liège dans la zone et d’un affaiblissement de la biodiversité

 
© Pascal Pochard-Casabianca / AFP
© Pascal Pochard-Casabianca / AFP


Selon Erwan Berroche, ces arbres sont attaqués par la cochenille du pin maritime. Résultat : ils dépérissent et finissent par mourir en cinq ou sept ans. « Cela fait du bois mort, et donc’est un vecteur de feu », précise-t-il. 

Prochain objectif pour l’instigateur de l’opération : professionnaliser de nouvelles personnes dans le débardage à cheval. 


 

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