Justice : 4 ans de prison dont 1 avec sursis requis contre Joseph Castelli

Le procès contre l'ancien sénateur, accusé de trafic d'influence passif, blanchiment aggravé est faux en écriture s'est terminé aujourd'hui avec les réquisitions. Le septuagénaire encoure une lourde peine de prison et une forte amende. 

Joseph Castelli devant la salle d'audience, au Palais de justice de Bastia
Joseph Castelli devant la salle d'audience, au Palais de justice de Bastia © ViaStella

"Une folie accusatoire", selon les termes de la défense, n'hésitant pas à grossir le trait, mais c'est le jeu des prétoires. 
"Une folie accusatoire" qui, à l'en croire, aurait mené le procureur de la République, Arnaud Viornery, a demander des peines lourdes. 

Arnaud Viornery, procureur de la République.
Arnaud Viornery, procureur de la République. © ViaStella

Pour Joseph Castelli, l'ancien sénateur, 4 ans de prison dont 1 an avec sursis, 200.000 euros d'amende et la confiscation de sa villa. Une villa où auraient été effectués des travaux, sans rétribution autre que l'octroi de marchés publics, selon l'accusation. Des marchés publics d'une valeur de 10 millions d'euros...

Confusion totale entre pouvoir et intérêts personnels

Il en va de même concernant les trois chefs d'entreprise. Pour Patrick Brandizi, 2 ans de prison et 200.000 euros d'amende. 

Patrick Brandizi s'entretient avec son conseil dans la salle d'audience
Patrick Brandizi s'entretient avec son conseil dans la salle d'audience © ViaStella

Pour Charles Rugani, 2 ans de prison dont 6 mois de sursis, et 60.000 euros d'amende. 
Pour Paul Di Luna, 1 an de prison et 25.000 euros d'amende. 

"Par rapport à des dossiers de ce type sur le continent, ces réquisitions me semblent importantes. Mais dans la mesure où je considère que l'infraction n'est pas constituée, je pense que peu importe le montant des demandes, in fine ce dossier doit se terminer par une relaxe", selon Gilles Antomarchi, avocat de Charles Rugani. 

Joseph Castelli (à gauche) à quelques minutes des réquisitions.
Joseph Castelli (à gauche) à quelques minutes des réquisitions. © ViaStella

Les juges ont désormais jusqu'au 1er mars prochain pour décider si, comme l'a affirmé le procureur de la République, il y a bien eu "confusion totale entre pouvoir et intérêts personnels" à Folelli entre 2009 et 2016, de la part de l'ancien sénateur et président du conseil général de Haute-Corse. 

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