Eaux d’Orezza : le directeur pas encore réintégré, l’avenir du site toujours incertain

Alors que l’avenir de l’usine des eaux d’Orezza et ses 32 employés est incertain après le 24 février, le directeur d’exploitation du site, licencié pendant la grève, n’a toujours pas été réintégré malgré la promesse de Marie-Laurence Mora, qui exploite le site.

L’avenir de l'usine des eaux d'Orezza est toujours incertain
L’avenir de l'usine des eaux d'Orezza est toujours incertain © MaxPPP

La situation est toujours critique à l’usine des eaux d’Orezza. L’avenir est incertain, et le présent trouble. Le directeur d’exploitation du site, Jean-Louis Rossi, qui avait reçu une mise à pied à titre conservatoire et une convocation en vue d'un licenciement pendant le mouvement de grève des employés, fin janvier, n’a toujours pas été réintégré, malgré la promesse faite par l’exploitante du site Marie-Laurence Mora.*

"Hier (lundi), il n’avait pas reçu sa lettre de réintégration malgré l’engagement pris par Mme Mora le 21 janvier", explique Jean Brignole du syndicat des travailleurs corses (STC), qui se dit  "beaucoup plus inquiet" par la situation que pendant la grève. L’inquiétude réside dans l’avenir du site des eaux d’Orezza après le 23 février, et la fin du contrat de location-gérance qui lie la Collectivité de Corse à la famille Mora.

Hier (lundi), le directeur n’avait pas reçu sa lettre de réintégration malgré l’engagement pris par Mme Mora le 21 janvier."

Jean Brignole, du syndicat des travailleurs corses

Le 24 janvier, pourtant, un accord semblait avoir été trouvé entre les deux parties – un nouveau contrat d'une durée de 4 ans, assorti d'une clause assurant plus de retombées pour l'économie locale et un rachat par la Collectivité de la parcelle des usines où se trouvent les cuves et certaines autres machines d'exploitation. Marie-Laurence Mora avait finalement fait volte-face.

Le président du conseil exécutif Gilles Simeoni l’avait confirmé sur le plateau du Corsica Sera, parlant de "négociations rompues" et de recherche d’une "solution alternative". "On travaille à toutes les hypothèses, on réfléchit à d’autres solutions", confirme Nadine Nivaggioni, membre de la majorité territoriale.

Il peut y avoir un arrêt de la production si on trouve un plan B, le plus court possible."

Nadine Nivaggioni, membre de la majorité territoriale

La fermeture temporaire de l’usine, le temps de trouver une solution, est un risque à partir du 24 février. "Il peut y avoir un arrêt de la production si on trouve un plan B, le plus court possible", ajoute Nadine Nivaggioni, qui explique que l’exécutif se laisse encore jusqu’à la date butoir pour éventuellement signer un accord avec Mme Mora, ce qui paraît toutefois mal engagé. "Jusqu’au 23 février, on ne dit pas que le plan A a échoué. En attendant, on étudie d’autres possibilités."

À trois semaines de la fin du contrat entre la famille Mora et la Collectivité de Corse, "la situation, c’est une fermeture le 24 février", s’alarme quant à lui Jean Brignole. Côté salariés, l’incertitude et l’inquiétude grandissent.

Aucun mouvement de grève n’est prévu dans l’immédiat, alors qu’ils ont demandé, avec le STC, une nouvelle réunion avec la PDG Marie-Laurence Mora. Les salariés attendent également un retour de la Collectivité de Corse, et des solutions, à trois semaines d’une date qui cristallise toutes les tensions.

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