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Fijait : 500 euros d'amende requis à l'encontre de trois militants nationalistes corses

500 euros d'amende ont été requis à l'encontre de trois militants nationalistes jugés en appel mercredi à Bastia pour avoir refuser de se plier aux obligations liées à leur inscription au Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d'infractions terroristes (Fijait)
 
26/09/2018 - Rassemblement de soutien devant le palais de justice de Bastia où 3 militants nationalistes sont jugés en appel pour avoir refuser de se plier aux obligations liées à leur inscription Fijait.
26/09/2018 - Rassemblement de soutien devant le palais de justice de Bastia où 3 militants nationalistes sont jugés en appel pour avoir refuser de se plier aux obligations liées à leur inscription Fijait. © K. SERRERI / FTVIASTELLA
Le jugement a été mis en délibéré au 21 novembre. Stéphane Tomasini, Félix Benedetti et Jean Marc Dominici ont été condamnés en première instance à 500 euros d’amende.

Lors de l'audience, les trois militants ont refusé de répondre aux questions de la présidente, se bornant à lire un communiqué.

"Nous refusons le qualificatif  de terroriste dont nous affuble le Fijait", ont-ils déclaré. "Notre participation à la résistance populaire ne souffre d'aucune ambiguïté, et ne peut être salement amalgamée, avec le terrorisme islamiste".  

Près de 150 personnes s'étaient rassemblées en soutien mercredi après-midi devant le palais de justice de Bastia. Des incidents ont éclaté peu avant l’audience avec les forces de l’ordre, au sujet des personnes autorisées à pénétrer dans l’enceinte du palais de justice.

Lors des échauffourées, Félix Benedetti a été légèrement blessé au bras. Les choses sont rapidement rentrées dans l’ordre, mais le procès a été retardé.
 
Fijait : 500 euros d'amende requis à l'encontre de trois militants nationalistes corses

Depuis sa création en juillet 2016, les nationalistes corses, militants comme élus de cette mouvance qui compte trois députés et contrôle les institutions territoriales, contestent le fait que des Corses condamnés pour des actes qualifiés de terroristes doivent y être inscrits.

Ils invoquent le fait que ce fichier a été créé après les attentats jihadistes de janvier 2015 contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, et que selon eux, les nationalistes corses ne peuvent être traités pénalement de la même façon.

"Les dérives répressives de la législation antiterroriste doivent cesser", a indiqué dans un communiqué, le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni.  Une trentaine de nationalistes corses, condamnés pour terrorisme, se seraient vus notifier leur inscription au Fijait (chiffres 2016).  
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