Affaire Nicolai-Balenci/Pittiloni : les deux hommes se battent en plein procès

Palais de justice de Bastia / © F3 Corse Viastella
Palais de justice de Bastia / © F3 Corse Viastella

Pendant une suspension de séance, Jean-Marie Pittiloni s'en est violemment pris à Baptiste Nicolai-Balenci. Les quatre gendarmes qui étaient dans le box avec les deux prévenus ont eu le plus grand mal à les séparer. le procès a été reporté au 4 février. Il se tiendra à huis-clos.

Par Sébastien Bonifay

Le public, et les quarante avocats qui étaient réunis dans la salle du tribunal correctionnel de Bastia, n'en sont pas revenus. 

Quelques minutes plus tôt, les avocats étaient venus demander le renvoi du procès Nicolai-Balenci et Pittiloni, comme c'est régulièrement le cas depuis deux semaines, en raison du mouvement de grève qui touche le barreau bastiais. 
Le procureur s'y était opposé, et le tribunal s'était retiré pour délibérer. 

Une violence soudaine

Les gendarmes viennent de ramener les deux prévenus dans le box quand tout bascule. 
Jean-Marie Pittiloni se jette sur Baptiste Nicolai-Balenci avec une vigueur et une violence qui surprennent leurs gardiens.
 
Jean-Marie Pittiloni lorsqu'il était inscrit sur la liste des prisonniers dits politiques dressée par l'associu Sulidarità / © (photo corsicainfurmazione.org)
Jean-Marie Pittiloni lorsqu'il était inscrit sur la liste des prisonniers dits politiques dressée par l'associu Sulidarità / © (photo corsicainfurmazione.org)

L'homme, à la forte carrure, porte plusieurs coups à son compagnon de box, qui en tombe au sol. 
Il faudra de longues secondes pour que les gendarmes parviennent à maîtriser Jean-Marie Pittiloni. 

Des tensions entre les deux hommes

Les deux prévenus ont été extraits de la salle d'audience. 
Le procès a été reporté au 4 février prochain. 
Il se tiendra à huis-clos.

Les deux hommes, qui comptent déjà plusieurs condamnations sur leur casier judiciaire, sont suspectés d'avoir planifié le meurtre d'un commerçant bastiais en 2017. 
Lors des auditions, Jean-Marie Pittolini avait mis en avant la "mythomanie" supposée de son co-prévenu, qui selon lui "veut se faire un nom".
 

 

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