Au Sporting Club de Bastia, les matchs durent de nouveau 90 minutes

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La saison dernière, les Bastiais ont vu s'envoler pas mal de points en raison d'une incapacité chronique à tenir un score, et à maintenir la même intensité jusqu'au coup de sifflet final. Aujourd'hui, soutenu par un banc solide, le Sporting affiche un profil bien différent.

10 points sur 12 en championnat, avec trois victoires, et un match nul. Sans oublier la qualification en Coupe de de France. Le bilan du Sporting Club de Bastia, depuis la reprise, est digne d'un prétendant au titre. On évitera pour autant de céder à l'emballement. Le contenu du jeu bastiais, s'il a été plus qu'honorable sur les quatre rencontres, invite à la modération. Mais deux constatations s'imposent: l'état d'esprit est irréprochable. Et les matchs durent de nouveau 90 minutes. 

finir en beauté

Hier soir, face à Pau, c'est un but de Benjamin Santelli à la 77e minute, et une solidité remarquable en fin de rencontre, malgré l'enchaînement de trois matchs en une semaine, qui ont permis aux hommes de Régis Brouard d'empocher les 3 points (1-0). 

A Evreux, samedi dernier, en 32e de finale, c'est un but de l'incontournable Sébastien Salles-Lamonge à la 92e qui ouvert les portes des tirs au but, et de la qualification, au SCB (1-1/3-4). 

Lors de la réception de Valenciennes, le 30 décembre, c'est Issiar Dramé qui trouvait le chemin des filets, à la 78e (1-0). Enfin, le 26 décembre, au retour de la trêve, la lumière venait de Yohan Baï, à la 91e, face à Caen... (1-0)

Et depuis quelques temps, plus grand monde ne quitte Furiani avant le coup de sifflet final, histoire d'éviter les embouteillages. 

Apprendre de ses erreurs

Depuis son arrivée en L2, la saison dernière, le Sporting peinait souvent à tenir la distance. Et la deuxième mi-temps lui était souvent fatale au tableau d'affichage. Ce n'est plus le cas.

Pour Régis Brouard, le coach bastiais, "les victoires 1 - 0 sont les plus belles, parce qu'on se rend compte que ça ne se joue pas à grand chose, d'un côté comme de l'autre. Pouvoir tenir, arriver à marquer en fin de match, à 10 minutes de la fin, ce sont des signes qui montrent que l'équipe ne lâche pas le morceau"

Quand le coach fait des changements, ça nous fait vraiment du bien.

Kevin Van Den Kerkhof

Les Bleus auraient-ils enfin digéré leur retour dans le monde exigeant du professionnalisme, où la moindre erreur se paie cash ?  Pas seulement. 

Hier soir, Van Den Kerkhof, auteur du centre décisif, revenait sur le déroulement du match : "on a vraiment un très bon groupe, on est soudés. On peut avoir des temps faibles, durant la rencontre, on ne peut pas avoir des temps forts durant 90 minutes, mais on fait le dos rond. Et quand le coach fait des changements, ça nous fait vraiment du bien". 

Un banc qui fait parler la poudre

C'est sur le banc, peut-être, que réside l'une des principales explications du changement de profil de l'équipe bastiaise, qui sait désormais garder un score, et plus encore, porter l'estocade en fin de course. Des remplaçants plus efficaces, plus investis, et des changements judicieux, qui permettent au SCB de garder la main sur le déroulement de la rencontre.

Hier soir, Benjamin Santelli était sur le terrain depuis une dizaine de minutes lorsqu'il a crucifié Olliero. Et son entrée, ainsi que celle de Schur, avaient coïncidé avec un remaniement en profondeur de l'animation offensive des Bleus. Face à Caen, Yohan Baï était également remplaçant.

C'est dans la continuité, dans la persévérance, qu'on va arriver à faire quelque chose.

Régis Brouard

Sur l'ensemble des quatre rencontres, les suppléants ont tenu la dragée haute aux titulaires. 

Reste à savoir si le Sporting Club de Bastia version 2023 est une nouvelle équipe, ou si cette dernière est juste dans une bonne passe.

Hier soir, Régis Brouard ne cachait pas sa satisfaction devant la performance de ses joueurs. Mais il rappelait que "c'est dans la continuité, dans la persévérance, qu'on va arriver à faire quelque chose, J'ose espérer, et je crois, même si cela ne se dit pas, qu'ils ont compris ca. Mais ca demande confirmation."

Quel meilleur test que la réception de Lorient, 6e du championnat de L1, samedi prochain, en seizième de finale de la Coupe de France ? 

Tout le monde, dans les tribunes espère la victoire des Bleus face au 6e de L1. Mais personne ne leur en voudra si par malheur ils s'inclinent. Du moment que c'est avec la manière.  

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