CARTE. Législatives 2024 : les résultats du 2e tour à Bastia, à Biguglia, à Furiani, et dans la première circonscription de Haute-Corse

Le second tour des élections législatives s'est tenu ce dimanche 7 juillet. Découvrez les résultats et le député élu dans la première circonscription de Haute-Corse.

Fin du suspense. 21 jours après l'annonce de la dissolution de l'Assemblée nationale par le président de la République, et la tenue en conséquence de nouvelles élections législatives, les 577 nouveaux députés sont désormais connus.

Dans la première circonscription de Haute-Corse, 62.082 électeurs - selon les chiffres préfectoraux - étaient appelés à se rendre dans les bureaux de vote. Et c'est le député sortant nationaliste Michel Castellani qui parvient à s'imposer sans difficulté, avec 64,33 % des suffrages exprimés (24.667 voix) face à Jean-Michel Marchal, candidat investi par le Rassemblement national (35,67 %, 13.677 voix).

Une large victoire, donc, du candidat Femu a Corsica, déjà arrivé en tête au premier tour avec 31,74 % des suffrages, près de 3 points devant son adversaire RN (28,80 %). Et soulagement pour Michel Castellani, qui remporte ainsi son troisième mandat consécutif au Palais Bourbon depuis 2017.

Retrouvez les résultats dans les plus grandes communes de la circonscription :

  • à Bastia : Michel Castellani : 63,78 % ; Jean-Michel Marchal : 36,22 %
  • à Biguglia : Michel Castellani : 60,59 % ; Jean-Michel Marchal : 39,41 %
  • à Borgo : Michel Castellani : 56,34 % ; Jean-Michel Marchal : 43,66 %
  • à Furiani : Michel Castellani : 71,79 % ; Jean-Michel Marchal : 28,21 %
  • à Lucciana : Michel Castellani : 54,48 % ; Jean-Michel Marchal : 45,52 %
  • à Saint-Florent : Michel Castellani : 63,05 % ; Jean-Michel Marchal : 36,95 %
  • à Brando : Michel Castellani : 60,11 % ; Jean-Michel Marchal : 39,89 %

Retrouvez les résultats du second tour en Corse :

À quoi servent les élections législatives ?

Les élections législatives visent à élire les députés qui siègent à l’Assemblée nationale. Ils sont élus au suffrage universel direct par les électeurs français inscrits sur les listes électorales.

Habituellement, l’élection des députés est organisée juste après l’élection présidentielle. Mais dès lors qu'une dissolution de l'Assemblée nationale est prononcée - comme c'est le cas cette année -, le ministère de l'Intérieur, avec le concours des mairies de France, doit organiser des élections anticipées dans les 20 et 40 jours suivant l’annonce.

À l'origine, les prochaines législatives ne devaient avoir lieu qu'en 2027, après la prochaine élection présidentielle. Mais la dissolution de dimanche 9 juin a mis fin de manière anticipée au mandat de l'ensemble des 577 Députés.

Les résultats peuvent-ils être contestés ?

Au lendemain de la proclamation des résultats du second tour, les candidats qui le souhaitent disposent de dix jours - dont jusqu'au 18 juillet, 18h - pour déposer un recours auprès du Conseil constitutionnel, qui agit en tant que juge d'élection des députés. Le Conseil est alors chargé d'écarter, dans un premier temps, les recours irrecevables, puis d'examiner les autres après une procédure contradictoire, au terme de laquelle il peut être décidé :

  • de rejeter la contestation et de valider l'élection ;
  • d'annuler l'élection ;
  • de "réformer" les résultats et de proclamer élu un autre candidat (situation qui n'est, à ce jour, jamais survenue dans le cadre d'une élection législative).

Une fois prises, les décisions du Conseil constitutionnel sont souveraines, c'est-à-dire qu'elles ne sont susceptibles d'aucun recours, comme le spécifie l'article 62 de la Constitution : "Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles."

Quelle suite après l'élection ?

L'ouverture de la XVIIe législature est actée ce 18 juillet, date à laquelle sera désigné le président de l'Assemblée nationale, élu au scrutin secret à la tribune. Les déclarations politiques des groupes et de leur formation sont publiées le 19 juillet au Journal officiel, avec la répartition, également : 

  • des postes du bureau de l'Assemblée nationale et nomination, éventuellement par scrutin des :
    • six vice-président ;
    • trois questeurs ;
    • douze secrétaires ;
  • des sièges des huit commissions permanentes.
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