Marc Riolacci, ancien président de la Ligue Corse de Football, est mort

Marc Riolacci, emblématique président de la Ligue Corse de Football, est mort, hier, à l'âge de 74 ans. Amoureux du ballon rond, cet ancien haut magistrat était également un passionné de cinéma. 

Marc Riolacci, (au premier plan) lors d'une conférence de presse au siège de la Ligue Corse de Football
Marc Riolacci, (au premier plan) lors d'une conférence de presse au siège de la Ligue Corse de Football © PHOTOPQR/NICE MATIN TEAMSHOOT
Il a été, durant 16 ans, l'inamovible patron du football corse.
De 1996 à 2012, Marc Riolacci a été le président de la très active, et parfois très turbulente, Ligue Corse de Football.

Marc Riolacci se méfiait des épiphénomènes et des emballements épidermiques, dans un milieu où ils sont légion. 

L'ancien président de chambre de la cour d'appel de Versailles, qui avait débuté à la cour d'appel de Bastia, ne croyait qu'au recul, à la réflexion. Et au temps.
Dans son métier, qu'il exerça dans les Yvelines pendant des décennies, comme à la tête du football insulaire. 

Le patron du football corse

Le magistrat de carrière, sur les pelouses de l'île, se voulait juge de paix. 
Il a marqué de son empreinte, durant ces seize années, le monde du ballon rond. 

En Corse, bien sûr. 
Mais également au sein du Conseil Fédéral, la plus haute instance du football français. Elu en 2004, puis réélu en 2008, il y avait siégé 8 ans. 
 
Marc Riolacci, au côté de Michel Platini, lors des obsèques d'Antoine Redin, à Bastia, en août 2012.
Marc Riolacci, au côté de Michel Platini, lors des obsèques d'Antoine Redin, à Bastia, en août 2012. © PHOTOPQR/NICE MATIN


En novembre 2012, il sera écarté de la présidence de la LCF. 
Une fin de mandat dont il avait, peut-être, gardé un goût amer, mais qui ne l'avait pas laissé désoeuvré. 

Un cinéphile averti

Marc Riolacci, discret, cultivé, et curieux de tout, était également un cinéphile averti.
Au moment où il laisse derrière lui ses fonctions au sein de la Ligue, René Viale lui propose de prendre les rènes du ciné-club du Studio, à Bastia. 

Un ciné-club à l'ancienne, qui n'avait pas de page facebook, pas de site internet, et qui ne croyait qu'au bouche-à-oreille et à la fidélité de ses habitués. 
Un ciné-club à l'ancienne, où l'on débattait, ensuite, avec un rafraichissant mélange de passion et d'humilité, des mérites du film programmé. 
Un ciné-club où l'âge moyen était élevé. Et où les plus jeunes n'ont aucune idée de ce qu'ils ont perdu...
Marc Riolacci y programmait ces films des années 50 qu'il aimait tant, mais où tous les cinémas avaient leur place
Des Blues Brothers à Sunset Boulevard...

Marc Riolacci est décédé, hier, à l'âge de de 74 ans.



 
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