Déjà 15 candidats insulaires “En Marche !” pour l’investiture des législatives

Déjà 15 candidats insulaires "En Marche !" pour l’investiture des législatives
Julien Morganti, candidat aux élections législatives dans la 1ère circonscription de Haute-Corse - France 3 Corse ViaStella - Anne-Marie Leccia, Pascal Alessandri, Ramsey Kinany, Francia Rajanoarison

Le mouvement "En Marche !" d'Emmanuel Macron a déjà enregistré 15 candidatures pour les législatives dans l’île. Dans la 1ere circonscription de Haute-Corse, 2 candidats se sont faits connaître : François Orlandi et Julien Morganti.

Par France 3 Corse ViaStella

Julien Morganti est le premier ou presque à avoir soutenu la démarche d’Emmanuel Macron dans l’île, et il est le premier à partir pour les législatives dans la 1ère circonscription.

Ce conseiller municipal de Bastia, vice-président de l’agglomération, est à l’entendre le mieux placé pour représenter le mouvement "En Marche !".

Il n’a pas attendu l’investiture pour commencer sa campagne : « La priorité actuellement, c’est de rassembler sur le terrain pour faire gagner Emmanuel Macron. On a réussi sur les parrainages. Nous sommes en tête sur la Haute-Corse. Maintenant, il faut transférer l’essai dans les urnes. Tout le monde peut rejoindre Emmanuel Macron, et on le voit sur le terrain, les adhérents sont de différentes sensibilités. Cela parce qu’il correspond à une nouvelle manière de faire de la politique. L’objectif, à travers les candidatures, c’est de rassembler et d’élargir le spectre pour faire gagner Emmanuel Macron ».

Chef d’un mouvement sans parti, Emmanuel Macron a inventé une méthode pour choisir ses candidats aux élections législatives. Tous les citoyens peuvent potentiellement s’inscrire en ligne. Pour être retenu par la commission d’investiture, il faut répondre à 5 critères, dont la probité et le renouveau.

Dans la 1ère circonscription de Haute-Corse, Julien Morganti est le vice-président du Mouvement Corse Démocrate. C’est aussi le plus jeune des candidats. Et quand il parle critères, il lance une pointe, sans le citer, à son concurrent, François Orlandi : « Je n’ai pas attendu qu’Emmanuel Macron soit le favori des sondages pour le soutenir. Ma démarche est cohérente depuis plus d’un an. J’estime donc être le candidat le mieux placé pour le soutenir. »

A la question de savoir ce qu’il ferait s’il n’était pas choisi, il répond : « On verra d’ici-là. […] Je compte faire une campagne de terrain pour essayer de montrer que je suis le plus à-même de fédérer autour d’Emmanuel Macron ».

François Orlandi, le président du Conseil départemental de la Haute-Corse, a tardé à annoncer sa décision. Lui aussi part en campagne sans attendre le choix du mouvement "En Marche !". Une investiture, deux candidats pour le moment, et une question : le perdant soutiendra-t-il le candidat sélectionné ?

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