Libri Mondi à Bastia : trois jours pour rencontrer Jérôme Ferrari, Hervé Le Corre et bien d'autres auteurs

© libri mondi
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L'affiche est digne des meilleures manifestations littéraires: deux Goncourt, un grand prix de Littérature policière, un prix Femina, un prix Renaudot des lycéens, l’un des plus grands écrivains irlandais et le wonder-boy de la littérature de genre française seront ce week-end à Libri Mondi.
 

Par France 3 Corse ViaStella

Jérôme Ferrari ouvrira les hostilités, vendredi soir, dans les jardins suspendus du musée de Bastia. Une manière de marquer son grand retour sur le devant de la scène, avec A son image.

Son dernier roman, bouleversant portrait d’une jeune photographe corse, est salué par la critique, et rencontre un réel succès de librairie. Six ans après son Goncourt pour Le sermon sur la chute de Rome, Ferrari démontre avec brio qu’il reste un auteur de premier plan.

La programmation de cette deuxième édition des rencontres Libri Mondi de Bastia est pour le moins éclectique : Hervé Le Corre, auteur bordelais de romans noirs dans la lignée des grands classiques du genre, avait marqué les mémoires avec l’excellent Après La Guerre, il y a quelques années.

Kaouther Adimi, jeune écrivain franco-algérienne, a signé avec Nos Richesses un vibrant plaidoyer pour la littérature à travers l’histoire vraie de Edmond Charlot, libraire algérois qui publia Camus, et fréquenta Kessel, Cossery ou Saint Exupéry.

Jérémy Fel, héritier de Stephen King et David Lynch continue d’explorer avec son deuxième roman, Helena, le versant le plus sombre de l’âme humaine, au fil d’une fresque impressionnante qui emprunte aux fables de notre enfance, lorsque l’on prenait un plaisir fou à se faire peur.

Philippe Jaenada remporta le prix Femina 2017 avec La serpe. Une enquête passionnante sur un fait divers qui a bouleversé la France des années 40. Un jeune homme est accusé d’avoir massacré sa famille à coups de serpe, avant d’être acquitté à la suite d’un procès retentissant. Il partira se réfugier en Amérique du Sud, loin de la vindicte populaire, avant de revenir, l’ébauche d’un roman dans sa valise. Cette homme, c’était Georges Arnaud. Et ce roman, c’était Le Salaire de la peur, qui sera ensuite adapté au cinéma par Clouzot, avec Montand et Vanel.

Eric Vuillard, prix Goncourt 2017 avec l’Ordre du jour. Eric Vuillard se consacre depuis ses débuts à la grande Histoire, qu’il aborde par les coulisses. Une manière de remettre en question cette Histoire officielle, écrite par les gagnants. Avec ce livre, il raconte comment les grands industriels de l’Allemagne des années 30 se sont entendus avec le régime nazi pour tirer les plus grands profits de l’horreur qui était en train de poindre.

Enfin, Robert McLiam Wilson. L’auteur irlandais a marqué durablement les Lettres anglo-saxonnes avec Eureka Street, il y a plus de vingt ans. Un roman qui décrit, comme aucun autre, le Belfast déchiré de la fin du XXème siècle. Depuis, McLiam Wilson n’a plus écrit un seul roman. Mais il fait l’objet d’un véritable culte, et ses quatre livres sont considérés comme des pierres angulaires de la littérature irlandaise. Il est aujourd’hui journaliste et billettiste à Charlie Hebdo ou Libération. Mais des rumeurs persistantes affirment qu’il se serait mis à l’écriture d’un successeur à Eureka Street.
Il se fait très discret depuis des années, et accepte peu d’invitations. Sa présence à Bastia est donc un événement.



Le programme

L'accès à toutes les rencontres est libre et gratuite / © Libri Mondi
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