Radio France : RCFM suit le mouvement de grève national

© JCC / FTVIASTELLA
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L'antenne de RCFM est perturbée, ce lundi 25 novembre, et devrait le rester jusqu'à la fin de la semaine. En cause, la suivie du mouvement de grève national. Les syndicats protestent contre un plan de 299 départs volontaires du groupe. 

Par Axelle Bouschon

Pas de journaux et une partie des programmes non-diffusés : l'antenne de RCFM devrait être perturbée durant plusieurs jours. En cause, un mouvement de grève national entamé ce lundi 25 novembre, à l'appel des quatre syndicats de Radio France (CGT, CFDT, SNJ et SUD). 

Les salariés protestent contre le plan de 299 départs volontaires présenté la semaine dernière par la présidente du groupe, Sibyle Veil. Objectif du plan : limiter l'impact de la masse salariale sur le budget du service public de radiophonie. L'État a ainsi annoncé une baisse de sa participation au financement des sept radios nationales et des 44 antennes locales à hauteur de 20 millions d'euros.

"C'est une atteinte à la radio publique", estime Jean-Pierre Acquaviva, porte-parole CFDT-SNJ-SUD. "On ne peut pas travailler correctement avec des baisses continues de budget et de salariés."
 
Interview en langue corse : Jean-Pierre Acquaviva, porte-parole CFDT-SNJ-SUD
Intervenant - Jean Pierre Acquaviva - RCFM - Porte parole CFDT-SNJ-SUD. Equipe - Axelle BOUSCHON - JCC

En tout, RCFM emploie 48 agents - parmi lesquels des journalistes, des gestionnaires ou encore des techniciens - dans ses deux locales, à Ajaccio et à Bastia.

Le groupe ne sait pour l'heure pas combien de postes pourraient être menacés, mais c'est toute la structure de la radio qui pourrait en souffrir, affirme Jean-Pierre Acquaviva. "Aujourd'hui, nous ne disposons que d'un gestionnaire à plein temps, et un à mi-temps. Si l'un des deux postes est supprimé, on fait comment ?"

Le mouvement devrait se poursuivre dans les jours à venir. Car si le préavis de grève du syndicat UNSA n'est effectif qu'aujourd'hui, celui de la SNJ-CFDT se poursuit jusqu'à vendredi, quand la CGT appelle elle à une grève à durée indéterminée. 

"Il faut que les auditeurs comprennent que ce n'est pas contre eux, mais pour eux, rappelle Jean-Pierre Acquaviva. On ne fait pas grève par plaisir, mais pour défendre nos emplois, et l'outil d'information et de défense de la culture et de la langue qu'est notre radio."
 

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