Vescovato : opération de gendarmerie pendant une fête clandestine

Dans la nuit de samedi à dimanche, les gendarmes sont intervenus dans les hauteurs du village de Vescovato afin de mettre un terme à une nouvelle fête clandestine qui réunissait 130 personnes. Deux enquêtes ont été ouvertes par le parquet de Bastia. Une personne est en garde à vue. 

Plusieurs participants à la fête clandestine ont pris les gendarmes à partie lors de leur arrivée sur les lieux.
Plusieurs participants à la fête clandestine ont pris les gendarmes à partie lors de leur arrivée sur les lieux. © Denis Charlet / AFP

Cette nuit, une fête clandestine a été organisée près du village de Vescovato, selon une information révélée par Corse-Matin. “Réunissant plus d'une centaine de personnes, dont des mineurs, un tel rassemblement était particulièrement favorable à des contaminations et à la création d'un cluster”, indique la préfecture de Haute-Corse. 

A leur arrivée, les militaires ont été victimes de jets de bouteilles et d'un jet de cocktail molotov. Une enquête a été ouverte pour violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique. Les gendarmes ont verbalisé 130 personnes et ont saisi le matériel. Des procès verbaux ont été dressés pour les infractions Covid. Une personne a été placée en garde à vue. 

Le préfet demande aux participants de s'isoler

Le préfet condamne une fois encore ces comportements “graves et irresponsables”.  Il alerte à nouveau sur les risques encourus par toute personne se rendant dans des soirées clandestines. Il précise que ce risque ne concerne pas que lesdites personnes mais aussi, par contamination, leur famille et leur entourage. "En toute responsabilité, ces personnes doivent maintenant s'isoler 7 jours et réaliser un test RT-PCR à l'issue", préconise-t-il. 

Enquête ouverte pour mise en danger de la vie d’autrui

Le parquet a également décidé d'ordonner une enquête pour mise en danger de la vie d’autrui. “La fête clandestine a été organisée dans des conditions qui mettaient en danger les participants, explique le procureur de la République de Bastia, Arnaud Viornery. Le chemin pour accéder à la fête était très escarpé”


 

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