L1 - Gazelec Ajaccio: le maintien, des raisons d'y croire?

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Écrit par France 3 Corse ViaStella avec AFP

Promis à la relégation avant le début de la saison, le tout petit poucet de la Ligue 1, le Gazelec Ajaccio, vient d'enchaîner deux succès consécutifs contre Nice et Bordeaux, de quoi se redonner espoir après une entame de championnat catastrophique.

Son budget est 35 fois moins important que celui du Paris SG. Mais, malgré des moyens très limités, le Gazélec s'accroche en Ligue 1 et, fort de ses deux victoires consécutives, peut commencer à espérer sortir de la zone de relégation. Il compte 9 points, avant son déplacement à Reims samedi (20h00) lors de la 13e journée, soit autant que le premier non relégable, Montpellier.

Autre signe encourageant, les Gaziers ont affiché une certaine progression dans le jeu, surtout à domicile et, malgré une succession de dix matches sans victoire, ils peuvent se réjouir de n'avoir subi aucune défaite humiliante avant leurs victoires surprises contre Nice, qui restait alors sur quatre succès consécutifs, et Bordeaux.

"J'ai toujours dit que les résultats suivraient si on avait du contenu", souligne Thierry Laurey, le coach gazier. "A chaque fois, il manquait un petit quelque chose qui, à ce niveau, fait toujours la différence. On a travaillé et ça a payé. Avant, on faisait les efforts les uns après les autres, là c'est en même temps et les uns avec les autres et les uns pour les autres".


Sur les bons rails​

"On n'a jamais lâché", confie, au diapason, Alexandre Coeff, métamorphosé sur le flanc droit de la défense: "Dans un autre club, le groupe aurait sans doute craqué, pas ici où l'ambiance est vraiment particulière".

Tout le monde s'est mis au diapason derrière l'épine dorsale Bréchet-Ducourtioux-Pujol, jeunes et nouveaux ont haussé leur niveau de jeu: Mohamed Larbi, auteur d'un doublé samedi dernier face à Bordeaux, Alex Coeff mais aussi Jacques Zoua en pointe, Amos Youga, Kader Mangane ou les deux anciens Clément Maury et Pablo Martinez –deux révélations en L1.

Sans oublier Rodéric Filippi, le capitaine, au club depuis la CFA il y a sept ans : "J'ai connu une saison galère en L2 en 2012, on était hors course en janvier. On ne voulait pas revivre cela. On a bossé et ces deux victoires récompensent notre boulot."

Si l'espoir renaît du côté de Mezzavia, la saison est encore longue. "On avance à partir de nos principes de jeu et de nos valeurs", rajoute Thierry Laurey, "je ne sais pas si ce sera suffisant pour se maintenir. Mais on s'est mis sur les bons rails. A nous d'y rester."



Si le Gazélec, qui ne dispose pas d'un effectif pléthorique et n'a pas de réserve, parvient, d'ici les fêtes, à doubler son capital points et s'il est épargné par les blessures, suspendus et méformes, il aura, sans doute, son mot à dire dans la course au maintien.

Beaucoup de "si", avant une fin d'année compliquée (déplacement à Marseille, réception de Lyon), mais les Gaziers espèrent bien tout faire pour ne pas faire mentir l'adage de leur président Fanfan Tagliaglioli: "Impossible n'est pas GFCA!"

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