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Prunelli et Viggianello refusent d'accueillir plus de déchets en cas de fermeture de la décharge de Vico

© Marion Fiamma
© Marion Fiamma

François Tatti, président du Syvadec, a demandé aux communautés de communes de Prunelli et Viggianello, qui disposent d'un centre d'enfouissement, si elles accepteraient d'accueillir plusieurs milliers de tonnes supplémentaires en cas de fermeture définitive de Vico. Leur réponse est non. 

Par France 3 Corse

La réponse des communautés de communes de Prunelli et de Viggianello est claire et précise : non les deux centres d'enfouissement n'accepteront pas une quote-part des 30 000 tonnes de déchets résiduels traités à ce jour à la décharge de Vico, en cas de fermeture définitive de cette dernière.

Dans une lettre, François Tatti avait demandé les positions des présidents de ces communautés de communes sur cette question étant donné qu'un "collectif demande l'arrêt définitif du stockage à Vico dès la fin 2016" et "en sachant que le transport de déchets sur le continent a été écarté par l'exécutif territorial et la ministre de l'Environnement".

"La population aurait le sentiment d'être abusée​"

Jospeh Pucci, maire de Viggianello et Jean Perenet, vice-président de la communauté de communes du Sartenais Valinco ont indiqué que "la perspective de transférer à Viggianello les déchets destinés à l'ISDND de Vico, contribuerait à irriter fortement la population qui aurait à juste titre le sentiment d'être abusée".

Pour Louis Cesari, président de la communauté de communes du Fiumorbu-Castellu, "le site de Prunelli ne peut accepter un tel surcroît d'activité". Il ajoute que la communauté a engagé de nombreuses actions concrètes sur son territoire en matière de gestion des déchets (chargés de mission, ambassadeur du tri,...) pour un coût de plus de 800 000 euros. 

"Je regrette que tous les acteurs locaux, régionaux ou nationaux n'aient pas montré plus d'empressement à agir. A la veille d'une nouvelle crise annoncée des déchets, il faut constater que tous ne sont pas encore passés du verbe à l'action" déplore Louis Cesari. 

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