Alsace : "C'est une petite annonce pour calmer la contestation étudiante", les repas à un euro ne suffiront pas

En visite à l'université Paris-Saclay, le président de la République a annoncé aux étudiants qu'ils pourront tous avoir accès à deux repas par jour au restaurant universitaire pour le prix d'un euro. L'annonce fait notamment suite aux appels de détresse des étudiants mulhousiens. 

Le 10 janvier, des étudiants de Mulhouse ont écrit une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour l'alerter sur leur situation.
Le 10 janvier, des étudiants de Mulhouse ont écrit une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour l'alerter sur leur situation. © Darek SZUSTER / Maxppp

En déplacement à l'université Paris-Saclay, Emmanuel Macron a annoncé jeudi 21 que l'ensemble des étudiants pourront avoir accès à deux repas par jour pour le prix d'un euro (le repas) dans les restaurants universitaires. Il souhaite également que les étudiants puissent aller un jour par semaine à l'université. Le but est de permettre aux étudiants de faire face aux conséquences de la crise du Covid-19. Ces annonces font suite à plusieurs manifestations, comme à Strasbourg le 20 janvier, mais également à des appels de détresse lancés par des étudiants.

Le 10 janvier, plusieurs collectifs et associations d'étudiants de Mulhouse avaient écrit une lettre ouverte au président de la République, appelant à la prise en compte de leur situation. "Le repas à un euro c'est très bien mais certaines facultés n’ont pas de restaurants universitaires, c'est le cas dans ma fac par exemple. Donc il faudrait commencer par régler toutes les inégalités", estime Eléonore Schmitt, étudiante élue au conseil d'administration de l’Université de Haute-Alsace à l'initiative de la lettre ouverte. 

Concernant le retour des étudiants à l'université un jour par semaine, l'étudiante parle d'"une petite annonce pour calmer la contestation étudiante. Il n'y a rien de concret, pas de détails. Un  jour, c’est très peu. On a des étudiants en détresse, et certains vont devoir se déplacer, faire des kilomètres pour venir une journée, c'est même pire."

Au cours d'un échange avec les étudiants de l'université, le chef de l'Etat les a prévenus que "le retour à la normale n'est pas envisageable au deuxième semestre" de l'année universitaire et qu'il faudra vivre "avec les contraintes" sanitaires "jusqu'à l'été."

Ces annonces ne devraient pas suffire aux étudiants. Plusieurs associations appellent d'ailleurs à une manifestation le 26 janvier. 

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