Le Sénat a adopté un texte devant permettre la mise en place d'une écotaxe en Alsace, tard dans la nuit du mardi 16 novembre. Un moyen de lutter contre la très importante circulation des camions sur l'autoroute A35, gratuite.
Le Sénat a donné son accord pour la mise en place, à terme, d'une écotaxe sur les camions en Alsace. C'était tard dans la nuit du mardi 16 novembre.
L'Assemblée nationale doit encore entériner cet accord, mais il s'agit d'une formalité. Ce sera ensuite à la Collectivité européenne d'Alsace (CEA) de définir les modalités de cette écotaxe, d'ici 2024.
La mesure devrait permettre de lutter contre la circulation très dense des camions sur l'autoroute A35 (visible sur la carte ci-dessous). Non-concédée et donc gratuite, l'autoroute des Cigognes (c'est son surnom) est très empruntée par les routiers pour éviter de payer leur circulation sur les autoroutes allemandes.
La gestion de l'A35 fait partie des nouvelles prérogatives de la CEA, qui résulte de la fusion de des départements alsaciens. La mise en place de cette écotaxe serait aussi source de revenus non-négligeable, via l'utilisation des portiques écotaxes installés mais jamais utilisés suite au mouvement des Bonnets rouges. Le président du Grand Est, Jean Rottner, voit plus loin et demande la mise en place de cette mesure sur toute sa grande région (voir le tweet ci-dessous).
Quant au président de la CEA, Frédéric Bierry, il partage son enthousiasme avec France 3 Alsace. "C'est surtout pour nous un en jeu de rééquilibrage des mobilités. La situation actuelle a généré une situation de grand transit côté alsacien. Cela nuit à la sécurité du trafic, génère de la pollution et des bouchons supplémentaires. Pour mettre en place cette taxe, on songe à se rapprocher la formule belge : système satellitaire avec boîtiers embarqués dans les camions. On va se concerter avec les professionnels des transports, très inquiets. Le droit européen ne nous permet pas de différencier les transporteurs alsaciens et les autres, mais il y aura une concertation ainsi qu'une consultation citoyenne."
D'autres réactions sont attendues dans la journée : transporteurs (notamment locaux), politiques, etc.