CARTE. Alsace : où cueillir des fraises soi-même ?

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Écrit par Astrid Servent

En Alsace, la saison des fraises est lancée. Pour en garantir la fraicheur, rien de tel que d’aller les cueillir soi-même. En Alsace, une cinquantaine de producteurs propose leurs fraises en libre cueillette. Elles se vendent entre 3,70 et 4,50 euros le kilo.

Elles sont déjà sur les étals des marchés depuis quelques jours : les fraises d’Alsace commencent aussi à être accessibles en libre-cueillette. Un moment toujours très attendu pour les aficionados du frais, local et savoureux.

L’an passé, la saison des fraises en libre-cueillette avait démarré le 3 juin. Cette année, les conditions sont un peu plus favorables : "Certes, il fait chaud, mais la petite brise qui souffle est parfaite pour rafraichir un peu l’atmosphère. Arrosés au goutte à goutte, les pieds de fraisiers en profitent aussi", note Lilian Boullard, technicien conseiller à Planète Légumes.

Toutes les parcelles ne sont pas encore mûres, mais c’est une question de jour. A Nordhouse, le Jardin des fraises est ouvert depuis le 14 mai, alors que du côté d’Entzheim, Les Fraises de Christophe se font encore un peu désirer : "On devrait ouvrir nos deux hectares de fraises sans doute ce samedi 21 mai. On a encore deux autres hectares à Balbronn mais ceux-là seront ouverts plutôt en début de semaine prochaine".

Ce n’est pas un retard à l’allumage mais une spécificité locale : "C’est lié à la grande diversité des sols alsaciens". Lilian Boullard, technicien conseiller à Planète Légumes, précise : "C’est un peu comme dans une maison : un sol en marbre, en bois, en carrelage ou en linoléum ne se réchauffent pas de la même manière, ni à la même vitesse. En maraîchage, c’est pareil : il peut y avoir des inerties très différentes d’une parcelle à l’autre".

L’Alsace, terre de fraises

La culture de la fraise alsacienne se déploie sur 230 hectares. Sa particularité : 85% est en plein champ. De la plus précoce à la plus tardives, les variétés cultivées sont principalement la Cléry, la Joly, la Faith, la Tea, la Malwina et la Magnus.

En Alsace, la libre-cueillette a démarré dans les années 1980. A l’époque, il y a avait une poignée de producteurs très soudés. 40 ans plus tard, ils sont toujours là, eux et leurs descendants.

La Chambre d’Agriculture d’Alsace compte aujourd’hui une cinquantaine de producteurs de fraises. Lilian Boullard précise : "35% en libre-cueillette, 35% en vente directe et le reste sont des grossistes". Une bonne vingtaine est adhérent à l’IFLA, l’Interprofession Fruits et Légumes d’Alsace.

Ils sont par-ailleurs 27 à faire partie de l’association des producteurs de fraises d’Alsace, présidée par Olivier Grinner, dont les fraises rougissent du côté de Nordhouse.

Libre-cueillette, libre tarif

Côté tarif : chaque producteur est libre de fixer son prix. "Les fraises en libre-cueillette devraient se vendre entre 3,70 et 4,50 euros le kilo. C’est bon pour le pouvoir d’achat de se baisser finalement", lâche Olivier Grinner dans un sourire.

La saison de la libre-cueillette est très courte : 6 semaines, rarement plus. Le top départ officiel sera donné ce jeudi 19 mai à la Ferme Krieger de Haguenau. Alors à vos paniers ! Prêt ? C’est parti !