Mort de treize militaires au Mali : Pierre Bockel, fils de Jean-Marie Bockel, figure parmi les victimes

Des hélicoptères de l'armée française au Mali dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane / © AFP
Des hélicoptères de l'armée française au Mali dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane / © AFP

Pierre Bockel, lieutenant au 5e régiment d'hélicoptères de combat de Pau, fils de Jean-Marie Bockel, est mort lundi 25 novembre au Mali dans la collision accidentelle de deux hélicoptères. Il faisait partie des militaires engagés dans l'opération Barkhane.

Par Claude Lepiouff avec AFP

Treize officiers et sous-officiers français engagés au sein de l’opération Barkhane sont morts pour la France, lors d’un accident entre deux hélicoptères, un Tigre et un Cougar, dans le Liptako malien lundi 25 novembre, peu avant 20 heures, heure de Paris. Parmi eux, Pierre-Emmanuel Bockel, 29 ans, lieutenant et pilote opérationnel performant au 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau, fils de Jean Marie Bockel, sénateur et ancien maire de Mulhouse.
 
Le lieutenant Pierre BOCKEL du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau. / © Centre Media du ministère des Armées
Le lieutenant Pierre BOCKEL du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau. / © Centre Media du ministère des Armées


Michèle Lutz, maire de Mulhouse, s'est exprimée ce matin du 26 novembre : " Je présente mes plus sincères condoléances à l’ensemble de leurs familles et de leurs proches. Mes pensées accompagnent tout particulièrement Marie-Odile et Jean-Marie Bockel directement frappés par ce drame avec la disparition de leur fils, le lieutenant Pierre-Emmanuel Bockel. Nous pleurons des héros qui s’étaient engagés pour lutter contre le terrorisme à travers des opérations difficiles, et qui ont donné leur vie pour défendre des valeurs universelles de paix. Le coeur des Mulhousiens saignent devant cette tragédie, la ville de Mulhouse, la France sont endeuillées."

D'après un communiqué de l'état-major des armées, "un abordage entre ces deux aéronefs évoluant à très basse altitude serait à l’origine de l’accident. Ils participaient à une opération d’appui aux commandos de la force Barkhane qui étaient au contact de groupes armés terroristes." Les commandos traquaient un groupe de terroristes, repérés quelques heures plus tôt, qui évoluaient en pick-up et à motos. Très rapidement, ils ont été renforcés par des hélicoptères et une patrouille de Mirage 2000. 

Le communiqué précise : " Un hélicoptère Cougar, avec à son bord six commandos de montagne et un chef de mission, a alors été engagé pour coordonner l’ensemble des moyens, tout en étant en mesure d’intervenir pour assurer l’extraction immédiate d’un élément au sol. Vers 19h40, pendant la manœuvre destinée à préparer l’engagement de l’ennemi, l’hélicoptère Cougar et un Tigre sont entrés en collision, s’écrasant à courte distance l’un de l’autre. Aucun des militaires embarqués n’a survécu. " Une opération de secours et de sécurisation de la zone d’accident est en cours. De nombreux moyens de la force Barkhane sont encore engagés.

Cet accident porte à 38 le nombre de militaires français tués au Mali depuis le début de l'intervention française dans ce pays du Sahel en 2013, avec l'opération Serval.

Il s'agit de l'un des plus lourds bilans humains essuyés par l'armée française depuis l'attentat du Drakkar au Liban en 1983, qui avait fait 58 morts.

Le président français Emmanuel Macron a salué : "avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires de l'armée de terre, six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel". Edouard Philippe, le Premier ministre a réagi sur Twitter :
 

 

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