Ardennes : il boit trop avec son père juste avant Noël, puis appelle la police pour signaler qu'il a été tué

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Écrit par Vincent Ballester

Après avoir trop bu en sa compagnie, un trentenaire a appelé les gendarmes pour signaler le meurtre de son père, le mardi 22 décembre, à Raucourt-et-Flaba (Ardennes). Il a été soumis à une expertise psychiatrique, avant d'être placé en garde à vue et incarcéré pour meurtre sur ascendant.

Un parricide se serait produit à Raucourt-et-Flaba (Ardennes). Un trentenaire a prévenu les secours après la mort chez lui de son père, due à plusieurs coups de couteau, le mardi 22 décembre 2020. Tous deux avaient beaucoup bu juste avant, selon le procureur Matthieu Bourrette, qui a rendu ces faits publics par voie de communiqué de presse.

La gendarmerie de Sedan (Ardennes) a été appelée vers 22h50 par le fils, expliquant que son père venait d'être tué par balle. La victime, Yves Bouton, était l'ancien médecin de Gouy-sous-Bellonne (Pas-de-Calais, voir le détail des villes sur la carte ci-dessous). Âgé de 65 ans, il avait fait valoir ses droits à la retraite. 
 


Les gendarmes ont découvert le corps d'Yves Bouton, poignardé au niveau du visage, du cou, et de l'aisselle. Selon La Voix du Nord, l'un des bras avait été sectionné. Il n'y avait aucune blessure par balle. Le fils de la victime baignait dans une mare de sang. Ce dernier a expliqué que son père était venu le chercher pour Noël. Tous deux devaient repartir le lendemain, pour aller passer les fêtes en famille dans le Nord-Pas-de-Calais.

La possibilité d'une dispute a été évoquée, mais il ne s'en souvenait absolument pas. Il a fait état de son alcoolisme, d'épilepsie et de troubles psychologiques (bipolarité, dépression, pensées suicidaires, problèmes de mémoire). Il a aussi mentionné la prise régulière de médicaments : anti-dépresseurs, somnifères, et traitement contre les sautes d'humeur. Le procureur de la République précise qu'une expertise psychiatrique a confirmé ces affirmations.
 

Le fils de la victime incarcéré

Une enquête a été diligentée par le parquet de Charleville-Mézières (Ardennes). Il s'est ensuite désaisi au profit de celui de Reims (Marne), où siège la cour d'assises. La brigade de recherches de la gendarmerie de Sedan (Ardennes) a mené les investigations, assistée de la section de recherches de la gendarmerie rémoise.

Le trentenaire a été mis en examen ce jeudi 24 décembre pour meurtre sur ascendant, et placé en détention provisoire. Il pourrait être condamné à la prison à vie s'il est reconnu coupable des faits. Le procès qui suivra l'enquête devra permettre de comprendre pourquoi et comment Yves Bouton a été tué, et mieux cerner le mental et la personnalité de son fils.