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Josiane Roger, l'Ardennaise qui a interpellé Macron : “Je vais me battre pour qu'il me reçoive”

A 65 ans, Josiane Roger est obligée de retravailler dans la restauration pour joindre les deux bouts. / © Daniel Samulczyk / France 3 Champagne-Ardenne
A 65 ans, Josiane Roger est obligée de retravailler dans la restauration pour joindre les deux bouts. / © Daniel Samulczyk / France 3 Champagne-Ardenne

L'Ardennaise Josiane Roger avait volé la vedette à Emmanuel Macron lors de son déplacement mercredi à Charleville-Mézières en l'interpellant vivement. Ce jeudi soir, nous étions à ses côtés pour suivre l'interview du Président. Un entretien qui n'a pas laissé la retraitée de marbre.

Par IG avec Alexandre Hebert

Rater l'interview qu'Emmanuel Macron accordait à notre chaîne, c'était impensable pour Josiane et Daniel Roger. Pendant 22 minutes, ces deux retraités d'Aiglemont, dans les Ardennes, ont décortiqué chaque mot du chef de l'Etat.

Josiane Roger est devenue la porte-parole des retraités mercredi lors d'une séquence mémorable. Alors que le Président serre des mains place Ducale, l'Ardennaise l'interpelle vivement : "Pourquoi vous nous massacrez ? A peine 2000 euros avec mon mari et on nous baisse encore les retraites. J'ai 880 moi", s'est-elle indigné. L'échange musclé passe en boucle sur les chaînes d'information.
 

Obligés de travailler

A 65 et 69 ans, Josiane et son mari doivent continuer à travailler pour compléter leur pension. Elle dans la restauration, lui dans la soudure. "On aime bien sortir, faire de la moto, voir nos amis, faire plaisir à nos petits enfants, mais on ne peut plus, déplore-t-elle. Si on reste avec notre retraite, on ne fait rien, on reste devant la télé et on mange très mal."

Au-delà de son histoire personnelle, cette retraitée dynamique a voulu alerter le chef de l'Etat sur les difficultés de nombreux Français. Pour elle, le salaire minimum ne serait pas assez incitatif pour les chômeurs. "Mon mari, à 70 ans, on l'appelle encore pour aller faire de la soudure, alors qu'un jeune pourrait travailler, mais pour 1000 ou 1200 euros par mois, ils n'ont pas envie."

L'intervention du Président se termine. Josiane est déçue. Pour elle, pendant ces 22 minutes, il n'a fait qu'effleurer les vrais enjeux. Très remonté, elle ne compte pas en rester là. Elle espère pouvoir rencontrer Emmanuel Macron pour lui expliquer plus longuement son point de vue :

Je vais me battre pour qu'il me reçoive.


Comme Josiane et son mari, 377.000 personnes continuent de travailler après leur départ en retraite. Un chiffre en constante augmentation. En 2009, ils n'étaient que 242.000. 
 

Voir notre reportage :


 

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