Episode 5 : Les Résistances – Des Ardennes au Jura

Ce mercredi 23 septembre est mis en ligne deux nouveaux épisodes du webdoc "Les Résistances", "Des Ardennes au Jura" et "Du Massif Central à la Méditerranée".

© France 3
Les régions Champagne-Ardenne, Lorraine, Alsace, Franche-Comté et le département de l’Aisne ont leur histoire de la Résistance portée par des héros inconnus. Pour la première fois, une plateforme interactive et pédagogique, initiée par les antennes régionales de France 3, donne la parole à ces derniers témoins de l’armée des ombres et explore les fonds d’archives historiques.

Au total, plus de 120 minutes de films révèlent le destin de ce grand Est qui, profondément marqué par le conflit 14-18, voit la déclaration de guerre de 1939 comme la promesse de nouvelles épreuves. La défaite de juin 1940 confirme les appréhensions.
Aux portes de l’Allemagne nazie, le territoire est envahi, morcelé et divisé en trois zones. L’Alsace et la Moselle sont annexées et soumises à une nazification à pas forcés. La Champagne-Ardenne, la Lorraine et la Franche-Comté sont traversées d’une frontière distinguant la zone occupée d’une « zone interdite » où la moindre dissidence entraîne la déportation au camp de concentration alsacien du Struthof.  
Dans ce grand Est bâillonné, quadrillé et mis au pas, la Résistance émerge avec difficulté.  À la lutte intérieure, certains préfèrent la fuite… pour former, ailleurs, une diaspora qui très vite se prépare à libérer sa terre natale.

Détail des films en Champagne-Ardenne
"Protéger et cacher, une Marnaise dans la Résistance" (Marne)
Pour Yvette Lundy, la Résistance c’est d’abord un état d’esprit qui, dès les premières minutes de l’occupation, s’exprime avec panache et humour. Institutrice et secrétaire de mairie à Gionges, petite commune de la Marne, « Mademoiselle Lundy » est connue pour héberger de drôles de locataires dans son petit appartement de fonction. Ceux qu’elle présente comme ses frères sont en réalité des aviateurs alliés, des envoyés de Londres ou des réfractaires au STO, (Service du Travail Obligatoire) recherchés par la police allemande. Ses activités, qui vont de l’aide aux clandestins à la fabrication de faux papiers, bénéficient pendant longtemps de la discrétion des habitants de Gionges. Pourtant, un jour, alors qu’elle donne classe, trois hommes à la mine patibulaire la demandent. Elle est arrêtée, emprisonnée, interrogée et déportée à Ravensbrück.

Trois films courts de témoignage
"Georges Duvoy, le passeur du canal" (Haute-Marne)
En Haute-Marne, Jorquenay est à la lisière de la zone occupée et de la zone interdite. Ce petit village est un point de passage pour les prisonniers de guerre évadés que Georges Duvoy, 16 ans, convoie dans sa barque d’une rive à l’autre du canal Champagne-Bourgogne. Très tôt engagé dans la Résistance, il rejoint le maquis en 1944 et participe, avec 13 autres habitants de Jorquenay, à la Libération du département.




"Gilbert Couillard, l’arsenal du pays d’Othe" (Aube)
Petits agriculteurs engagés dans la Résistance du pays d’Othe, la famille Couillard fait de leur ferme un terrain de parachutages. À 18 ans, Gilbert est l’aîné de cinq enfants. Avec son père, il récupère les armes et le matériel parachuté pour le stocker dans la cave. L’arsenal des Couillard est envoyé à Paris pour armer l’insurrection de la capitale en août 1944.




"Rolande Trempé, résister sans armes" (Ardennes)
Blonde et d’origines alsaciennes, Rolande Trempé passe aisément aux yeux de l’Occupant pour une Allemande, et c’est consciente de cet avantage qu’elle s’engage comme Résistante. La jeune femme ne touchera jamais à une arme. Pourtant, tour à tour organisatrice de colonie de vacances et responsable de l’Union départementale des femmes françaises, son action clandestine est d’une importance capitale pour la Résistance ardennaise.



Voir des extraits du webdoc​​


Des Ardennes au Jura, les prémices de la Résistance (Jean-Louis Etienne)
Dès 1940 et dans tout le grand Est non-annexé, une résistance s’exprime précocement. Les sentiments d’hostilité face à l’occupant et à Vichy se mesurent à l’apparition de graffitis et d’inscriptions sur les murs des villes. Les premiers tracts donnent à voir la sensibilité politique de ce refus : faucilles et marteaux pour les communistes, croix de Lorraine pour les gaullistes, on peut parfois voir les deux côte à côte. Individuels, ces actes sont les prémices d’une résistance plus organisée.

 

Des Ardennes au Jura, géographie d’une occupation complexe (Jean-Louis Etienne)
Des Ardennes au Jura, sur ce grand territoire nord-est, les modalités d’occupation sont multiples : la Moselle et l’Alsace annexées constituent le Reichland d’Alsace Lorraine. La France, quant à elle, est divisée en deux par la ligne de démarcation, mais il existe aussi une zone interdite qui regroupe les Ardennes, une partie de la Loraine et de la Franche-Comté. Metz est allemande, Reims en zone occupée et Nancy en territoire interdit.

Cette collection de 8 web documentaires de 120 min est à découvrir sur le site internet du webdoc lesresistances.france3.fr

Voir le teaser du Web​Doc

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LES RESISTANCES Teaser Mise en ligne 09 2015

 

Ces épisodes sont produits par David Kodsi et conçus par Jan Vasak. Auteurs - réalisateurs : Robin Hunzinger et Régis Latouche - Conseillers historiques : Jean-Louis Etienne et Jean-Claude Richez - Musique originale : Pablo Pico - Conception du site : UZIK - Coproduction : France Télévisions, KIEN Productions, INA.
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