Influenza aviaire : un premier cas et des mesures dans les Ardennes

Un cas d'influenza aviaire a été détecté dans les Ardennes fin janvier. Suite à cette découverte, le Préfet rappelle les mesures à mettre en place pour préserver les élevages et éviter les contaminations des volatiles. Explications. 

© MaxPPP

Jean-Sébastien Lamontagne, préfet des Ardennes, a réuni cette fin de semaine les élus concernés et la profession agricole pour faire le point sur le premier foyer d’Influenza aviaire détecté le 29 janvier 2021 dans les Ardennes, au sein d’une basse-cour chez un particulier sur la commune de Lucquy.

Dans un communiqué daté du 6 février, la Préfecture rappelle que : "cette déclaration d’infection a impliqué la définition de deux zones autour du foyer (une zone de protection de 3 km autour du foyer, et une zone de surveillance de 10 km), au sein desquelles des mesures de biosécurité et de restriction de mouvements s’appliquent".


On apprend par ailleurs que "des contrôles ont été diligentés dès le 1er février dans l’ensemble des deux zones. Les résultats confirment l’absence de circulation du virus dans les élevages à ce stade. En outre, les premières conclusions de l’enquête épidémiologique menée par les services vétérinaires permettent de désigner la faune sauvage comme étant à l’origine de l’épizootie".

Un premier cas d’influenza aviaire "hautement pathogène"


La Préfecture précise également qu'un "premier cas d’influenza aviaire hautement pathogène en milieu naturel (moineaux) vient d’être confirmé sur la commune de Poix-Terron. Cette découverte invite à rappeler les mesures de biosécurité à respecter, notamment au sein des basses-cours de particuliers, afin d’endiguer la diffusion du virus : claustration des volailles, vigilance, et alerte en cas de mortalité et de signes cliniques anormaux. En cas de doute ou pour toute demande de conseils, les particuliers peuvent utilement se tourner vers leur vétérinaire de proximité".


A ce stade, aucune exploitation agricole n’est donc affectée dans le département, mais il est essentiel de rester vigilants, et la mobilisation doit être collective : tous les propriétaires de volatiles, qu’ils soient exploitants agricoles ou simples particuliers, doivent veiller à la stricte claustration de leurs animaux (soit à l’intérieur de bâtiments couverts, soit par la pose de filets en extérieur) afin d’éviter la contamination de leurs animaux par des oiseaux de passage. Les contrôles par les services de l’État vont se poursuivre pour veiller au respect de ces règles destinées à lutter contre l’épizootie.

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