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Ouragan Irma : 73 gendarmes de Vouziers en renfort aux Antilles

Après le passage de l'ouragan dévastateur Irma, 73 militaires de l'escadron de gendarmerie mobile de Vouziers, dans les Ardennes, partent, ce soir, aux Antilles pour apporter assistance à la population. 
© Ophélie Masure - France 3 Champagne-Ardenne
Les Antilles meurtries. "La France tout entière mobilisée" assure ce jeudi le président de la République Emmanuel Macron, après le passage dans les Caraïbes de l'ouragan Irma.

Soutenir la population et lutter contre les pillages

La France et les secours se mobilisent. Cet après-midi, 73 gendarmes ardennais de Vouziers sont en partance pour les Antilles. Ils doivent décoller à 20h de Paris, de l'aéroport Charles De Gaulle. Leur mission: apporter assistance à la population sur place mais aussi lutter contre les actes de pillage dans les magasins et logements dévastés, comme nous le confiait le capitaine Michel Botella, joint par téléphone. 

Ces dizaines de militaires s'attendent à vivre des moments forts, après une telle catastrophe. Durée de leur mission : indéterminée. 

Emmanuel Macron doit se rendre sur place

De son côté, le président français a confirmé, en fin de journée, son intention de se rendre sur place, mais en précisant qu'il n'était "pas en mesure" d'annoncer une date.

"Je me rendrai sur place dès que la situation climatique sur place le permettra", a-t-il dit, faisant remarquer que deux autres perturbations étaient annoncées dans la région.

Les dégâts sont absolument terribles... une fois encore ce sont des catastrophes qui touchent celles et ceux qui vivent dans les conditions les plus difficiles


Le président a défendu sa décision de maintenir sa visite d'Etat en Grèce malgré la catastrophe, observant qu'il n'était "pas envisageable" d'aller dans les Antilles car "les conditions climatiques ne le permettaient pas".

"C'est la France qui est touchée" par cet ouragan, qui a sévèrement frappé l'île française de Saint-Barthélemy et la partie française de l'île de Saint-Martin, a observé le président, qui était reçu par son homologue grec Prokopis Pavlopoulos lors d'une visite officielle à Athènes.

Selon un bilan provisoire, 9 personnes ont été tuées par le passage d'Irma, 8 à Saint-Martin et une à Barbuda.

"Les dégâts sont absolument terribles... une fois encore ce sont des catastrophes qui touchent celles et ceux qui vivent dans les conditions les plus difficiles", a déploré M. Macron.

Il a aussi souligné qu'"au-delà de notre mobilisation immédiate, c'est aussi la mobilisation que nous devons avoir contre les perturbations climatiques parce que cette catastrophe a une origine climatique".

Le gouvernement français devrait donner un bilan des dégâts matériels jeudi après-midi, a indiqué M. Macron, qualifiant d'ores et déjà ceux-ci de "très lourds". Dans la matinée, l'Elysée avait indiqué que M. Macron "se rendrait sur les lieux touchés par l'ouragan dès que cela sera possible sans gêner l'action des secours et que les conditions météo le permettraient".

M. Pavlopoulos ainsi que le Premier ministre grec Alexis Tsipras ont présenté leurs condoléances à M. Macron et aux Français.

A l'issue des déclarations devant les médias de MM. Macron et Pavlopoulos, ce dernier a fait son homologue Grand-Croix de l'Ordre du Sauveur, la plus haute distinction honorifique hellénique.



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