Aube : les agriculteurs en colère contre la nouvelle carte des "zones agricoles défavorisées"

Palettes en flammes, fumier, tracteurs, ce samedi, à Troyes, les agriculteurs de l'Aube se sont mobilisés pour protester contre le non-classement en zones agricoles défavorisées du Barrois et de 17 communes du Pays d'Othe. Des zones pour lesquelles ils espèrent des aides européennes spécifiques.

© France 3 Champagne-Ardenne / B. Bachon
Autour de 200 agriculteurs aubois se sont donnés rendez-vous pour exprimer leur colère ce samedi après-midi devant la préfecture de l'Aube et la Direction départementale des territoires à Troyes. Arrivés avec une cinquantaine de tracteurs en ville, ils ont déversé du fumier devant les institutions, et brûlé quelques palettes, affichant des slogans tels que "200 suicides par an, ça ne suffit pas ? La mort du Barrois". 

Un tweet, daté de la veille, était d'ailleurs bref et sans équivoque : "Après 2h de RDV infructueux au ministère, il est temps de déverser notre colère à la DDT et la Préfecture demain à 13h30", peut-on lire sur le compte twitter de la FDSEA de l'Aube. "Nous nous battrons jusqu'au bout pour les territoires défavorisés du Barrois et du Pays d'Othe", poursuit-elle. 

Les agriculteurs aubois sont en effet ressortis particulièrement déçus de la réunion qu'ils avaient obtenue au Ministère de l'agriculture à propos de la nouvelle carte des zones agricoles défavorisées. Une carte, sortie au mois de février, qui remanie complètement les territoires qui peuvent prétendre à des aides spéciales de l'Union européenne. Une carte sur laquelle ils auraient bien aimé voir apparaître le Barrois, ainsi que 17 communes du Pays d'Othe, qu'ils considèrent comme historiquement défavorisées. Les sols, arguent-ils, sont particulièrement secs, et les rendements, faibles. 
© France 3 Champagne-Ardenne / B. Bachon

Mais le Ministère ne voit pas les choses de la même façon puisque les territoires concernés appartiennent à la zone délimitée Champagne. La présence de vignes fait donc grimper la production brute standard à 8 500 euros l'hectare, un revenu considéré comme trop élevé pour classer la zone comme défavorisée. 


VOIR. Notre reportage à Troyes : 


ECOUTER. Le "point d'étape" de Stéphane Travert, Ministre de l'agriculture, après la présentation de la nouvelle carte :

 

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