Perdu dans les bois, un enfant de 8 ans escorté par des gendarmes sur le chemin de l’école

Le 16 mai dernier, lors de leur déplacement vers le stand de tir de Chaumont, une situation inattendue a mobilisé l’attention des gendarmes mobiles de l'escadron 34/7 de Rosières-près-Troyes. Les gendarmes de l'Aube ont révélé l'information sur les réseaux sociaux. Ils nous racontent.

Sur une route départementale fréquentée, des gendarmes mobiles de l’escadron de Rosières-près-Troyes (Aube) ont aperçu un enfant vers 9 heures le jeudi 16 mai avec un cartable sur le dos, marchant seul au bord de la route, de l'autre côté de la glissière à une heure de forte fréquentation. « On se dirigeait en voiture vers l’école de Gendarmerie de Chaumont (Haute-Marne) pour une journée d’instruction de tir » nous confie le lieutenant Hugo, joint par téléphone. À la vue des forces de l’ordre, le jeune garçon âgé de huit ans, en classe de CE2, prend peur et commence à ramper dans les herbes.

Par conscience professionnelle, le lieutenant Hugo décide de retrouver le jeune homme et demande à ses hommes de faire demi-tour. Sans succès dans un premier temps, c’est en quadrillant la zone qu'une personne les avertit avoir vu un écolier. "Dans un premier temps, on ne le trouve pas, on était pourtant six gendarmes. Et là impossible de le voir, je fais garer les véhicules, l’un en amont, l’autre dans la zone. On commence à fouiller dans les herbes, c'était très boisé, on fait un ratissage, et on quadrille la zone". 

"On le sentait paniqué"

Partis à sa rencontre, les gendarmes retrouvent l’enfant pris en charge par une dame en voiture qui a eu un réflexe maternel. Avec l’aide d’une gendarme, « nous avons tenté de rassurer, on le sentait vraiment paniqué à la vue de nos uniformes » selon le lieutenant Hugo.

Après avoir échangé avec l’enfant, il se trouve qu’il voulait se rendre à son école. Il avait loupé son bus, et se rendait à pied vers son établissement, situé à cinq kilomètres du lieu où les gendarmes l'ont recueilli.

« Nous décidons alors de le raccompagner vers son école, même si on le sentait réellement anxieux et apeuré par nos uniformes », nous confirme le lieutenant Hugo.

Sa maîtresse confie aux gendarmes la situation particulière du jeune garçon. Il est élève en CE2. Et originaire d'un pays d'Afrique en situation de conflit, selon le gendarme en charge de l'opération peu banale. Il aurait développé un sentiment de peur exacerbé à la vue des uniformes.

Désormais, le jeune élève est sain et sauf, les gendarmes ont vivement conseillé à la directrice de l'école de se rapprocher de ses parents pour éviter qu'une telle situation ne se reproduise. "Cela aurait pu être plus grave encore", concluent les gendarmes.

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