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Le Parti pirate, c'est quoi? Explications avec Florie Marie, tête de liste schilikoise aux élections européennes

Florie Marie est la tête de liste du Parti pirate aux élections européennes. / © Photo de profil Facebook
Florie Marie est la tête de liste du Parti pirate aux élections européennes. / © Photo de profil Facebook

Florie Marie est la tête de liste du Parti pirate pour les élections européennes du 26 mai. Une des 34 listes candidates françaises. Depuis un an, la jeune femme de 31 ans est également cheffe de cabinet à la mairie de Schiltigheim (Bas-Rhin). Elle nous explique la nature de son engagement. 

Par Anne-Laure Marie

Quand elle commence, on ne l'arrête plus. Florie Marie est intarissable sur son engagement. "Je ne milite pas pendant mes heures de travail, du coup les nuits sont courtes et bien sûr, c'est du bénévolat mais c'est un engagement important!", ponctue-t-elle d'un point d'exclamation. A 31 ans, la jeune femme d'origine normande est tête de liste pour la liste Parti pirate. Elle est également la cheffe de cabinet de Danielle Dambach, la maire écologiste de Schiltigheim (troisième ville du Bas-Rhin). Parti Pirate, mais quezaco?

Le Parti Pirate est né en Suède en 2006 et se structure en France au début des années 2010. Trois mots d'ordre: démocratie, liberté et partage. Leur credo, c'est le libre accès à la culture et à la connaissance pour tous sur internet. Simple et basique.

Nous sommes pour les libertés individuelles: avortement, drogue, suicide, PMA...
Florie Marie, tête de liste du Parti pirate aux élections européennes


"Nous sommes pour la fin des brevets, mais attention nous ne sommes pas contre les droits d'auteur, mais contre leur durée, en France ils sont beaucoup trop longs, nous sommes en fait contre les ayants-droit et contre les intermédiaires, mais non pas contre la rémunération des auteurs", explique Florie Marie.

"Ensuite, nous sommes pour les libertés individuelles: avortement, drogue, suicide, PMA. Et enfin nous sommes pour une totale participation des citoyens aux débats et aux prises de décisions, la force d'internet c'est justement de permettre à tout le monde de s'exprimer", ajoute-t-elle.


Une députée européenne: l'Allemande Julia Reda

Quant au nom du parti, et bien "nous avons pris le nom que l'on nous a donné parce que finalement, vouloir rendre accessible à tous la culture et la connaissance, c'est du piratage". Un parti présent partout dans le monde et qui dispose déjà d'une députée européenne, il s'agit de l'allemande Julia Reda qui a affiché son soutien à la liste française.
 

Le parti pirate qui espère disposer de quatre députés après les élections au Parlement européen. "Nous avons de grandes chances en République Tchèque et en Allemagne. Là-bas, il suffit d'obtenir 1% des voix pour avoir un député. En France, il faut 5% et là vous installez directement quatre députés, c'est tout le problème de la représentativité dans notre pays, déplore Florie Marie. D'ailleurs à 1%, nous serons satisfaits de notre campagne, ça veut dire que nous avons touché un électorat certain, nous serions évidemment très heureux de faire 3% et ce serait carrément magique de faire 5%!"
 

Partage ta ramette

Formation sans le sou, le parti ne peut financer les 270.000 euros nécessaires à l'impression des bulletins de vote. Alors il lance une opération: "partage ta ramette". L'idée: demander aux internautes votants d'imprimer eux-mêmes leur bulletin sachant qu'il doit peser très exactement 70 grammes par mètre carré. "Nous avons déjà eu l'assurance que des électeurs s'assureraient de doter certains bureaux de vote de bulletins du Parti pirate, pour les autres, il s'agit en effet à chaque sympathisant d'imprimer son bulletin." Le Parti pirate a d'ailleurs lancé une campagne de dons et qui en est ce jeudi 16 mai à 20.000 euros récoltés. 
 

Entrée en campagne

Florie Marie a pris congé pour assurer la campagne. "Danielle Dambach me donne des conseils, c'est vraiment chouette et moi je lui en donne aussi, mais ça c'est mon job!" précise-t-elle dans un éclat de rire. Danielle Dambach, la maire de Schitigheim qui ne voit aucun inconvénient à la candidature de sa cheffe de cabinet. "Elle y a droit, elle m'en a parlé, elle prend des congés pour ça, il n'y a donc aucun mélange des genres. Florie a beaucoup d'atouts, elle est très dynamique mais je n'en dirai pas plus", ajoute la maire de Schiltigheim avec un brin de malice.

 Une campagne sans moyen, ça veut dire sans meeting, mais des actions ici et là. "Nous sommes en train de préparer des vidéos, ce matin à quatre heures nous avons terminé un tract qui sera distribué dans les rues de Lyon et de Paris, beaucoup de journalistes nous contactent, et c'est bien ça nous offre une visibilité. Ce n'est pas simple, nous sommes tous bénévoles, je suis ma propre directrice de campagne", ajoute-t-elle sans se départir de son enthousiasme contagieux. Les réseaux sociaux sont également un bon moyen de communiquer pour Florie Marie, adepte de Twitter.
 
 

Convictions environnementales

Cheffe de cabinet de Danielle Dambach, maire de Schiltigheim, Florie Marie a toujours été engagée dans la défense de l'environnement. "Quand j'étais petite, j'ai été élue au conseil municipal des enfants et j'ai porté le projet de faire des pistes cyclables à Falaise (dans le Calvados) et j'ai obtenu gain de cause, se souvient-elle. Ensuite, j'ai milité pour les jeunes écologistes et le hasard a fait qu'après mes études (DUT de gestion des entreprises et licence en management spécialisée dans l'économie sociale et solidaire), j'ai travaillé à Paris pour EELV, j'ai même adhéré au parti durant deux ans, mais ce ne sont pas vraiment mes convictions. Pour moi, la transition écologique ne peut pas se faire sans transition numérique", martèle-t-elle. Décidément, elle est libre Florie.

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