Coup de filet antiterrroriste dans le Bas-Rhin : trois personnes présentées à un juge d'instruction

Huit personnes avaient été interpellées dans le Bas-Rhin et dans le Puy-de-Dôme mardi 27 avril, trois d'entre elles sont aujourd'hui présentées à un juge antiterroriste à Paris ce vendredi 30 avril avant leur mise en examen pour "financement du terrorisme" notamment.

Les hommes du Raid (ici en exercice en Bretagne en décembre 2020) ont procédé à l'interpellation des suspects, dans le Bas-Rhin et le Puy-de-Dôme, le 27 avril 2021.
Les hommes du Raid (ici en exercice en Bretagne en décembre 2020) ont procédé à l'interpellation des suspects, dans le Bas-Rhin et le Puy-de-Dôme, le 27 avril 2021. © Vincent Michel. MaxPPP.

Trois personnes sont présentées vendredi 30 avril à un juge d'instruction antiterroriste en vue de leur mise en examen pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle" et "financement du terrorisme", a annoncé le parquet national antiterroriste (Pnat), qui existe depuis 2019 et est situé à Paris.

L'enquête préliminaire porte sur le séjour d'un homme en Syrie et un possible réseau d'envoi de fonds vers la Syrie. Lors des perquisitions, 40.000 euros en espèces ainsi que des éléments pouvant servir à la constitution d'un système de mise à feu ont été retrouvés, mais pas d'explosifs.

Mardi 27 avril, huit personnes ont été placées en garde à vue : six hommes interpellés dans le Bas-Rhin, dont quatre à Strasbourg, un septième homme dans le Puy-de-Dôme. Une huitième personne a été mise en garde à vue lorsqu'elle s'est présentée au siège de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), après sa convocation. 

Parmi ces huit personnes, trois ont été présentées à un juge d'instruction antiterroriste à l'issue de 96 heures de garde à vue, vendredi 30 avril. Elles sont nées en Russie pour deux d'entre elles, et en Géorgie pour la troisième. Certaines font partie de la communauté tchétchène, selon une source proche du dossier. Les cinq autres personnes ont été relâchées sans poursuite.

La justice antiterroriste mène régulièrement des coups de filet en France liés au financement du terrorisme vers la zone irako-syrienne.
 

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